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Méditations Impériales
lundi 6 février 2006
par AFAFP

L’Empire , dans sa réalité prophétique, n’est pas l’ennemi des Pays. Une confusion subsiste dans les esprits entre l’impérialisme des grandes puissances modernes et l’impérialité, songe réalisé des poètes et des fondateurs. L’Europe économique, certes, n’est pas un Empire, pas davantage que la Banque centrale n’est une autorité, au sens métaphysique ou théurgique du terme. L’impérialité réside dans le secret des Pays. Dans l’Empire, le Pays réel est un sacramentum, c’est-à-dire le signe d’une réalité cachée, l’empreinte d’un sceau métaphysique. Ainsi le Mystère impérial que Pessoa évoque dans son poème héraldique et ésotérique témoigne par analogie et « réverbération » du Mystère de la France ; et sans doute le moment est-il venu de s’interroger sur la concordance philosophale du Mystère de la France, son secret d’or, tel qu’il court, depuis le Sacre de Reims, dans la prédestination surnaturelle de la langue française, de Scève et de Nerval, et le Mystère du Portugal, tel qu’il culmine dans le Message de Fernando Pessoa.

\"(JPG)\" Est-il nécessaire de préciser que l’impérialité poétique est d’un tout autre ordre que l’impérialisme marchand ou technocratique. Ce que l’œuvre de Pessoa nous dit de l’Empire est à la fois limpide et hors d’atteinte. L’Empire est ésotérique, c’est-à-dire intérieur. Le poète est, dans sa vocation la plus essentielle, messager d’Empire. Son œuvre est la subtile diplomatie qui unit le monde sensible et le monde intelligible, les hauteurs et les profondeurs. Alors que l’impérialisme économique uniformise, l’impérialité poétique est la gardienne des singularités. Loin d’imposer une forme abstraite à des peuples de traditions diverses, l’Empire révèle la diversité, la sauvegarde dans l’ampleur de son propre accomplissement. Les frontières sacrées, les royaumes, sont nécessaires à l’Empire. Sans ces frontières, l’Empire s’effondre sur lui-même, - et cela s’est vu. La philosophie impériale est la plus contraire qui se puisse imaginer de l’idéologie xénophobe. L’ impérialité ne redoute point l’étranger, ne cherche point à le faire disparaître ; elle en déploie le génie propre dans l’ordre d’un plus vaste dessein. L’Empire poétique et métaphysique dont rêva Pessoa oppose au projet d’uniformisation du monde moderne l’idée d’Unificence. Nulle approche philosophique ne conviendra mieux à une vision impériale que celle de Tradition primordiale, au sens guénonien, ou d’unité transcendante des religions, selon l’intitulé d’un ouvrage magistral de F. Schuon. L’Empire ne « tolère » point la diversité à la manière des nos administrations modernes (le terme de « tolérance » suggérant une réprobation implicite de cela même que l’on nous demande de tolérer). L’Empire exige la diversité. L’impérialité est interprétation infinie de la diversité. L’herméneutique alexandrine est la gnose impériale par excellence. Loin d’administrer ou de planifier le réel, comme l’état-nation moderne qui est bien, selon le mot de Nietzsche, « le plus froid des monstres froids », l’Empire se veut l’interprétation du génie des peuples. A cet égard, les États-Unis sont l’Anti-Empire par fondation pour avoir établi leur « civilisation » sur l’extermination des peuples indiens. Le génie impérial n’est pas un génie « intégrateur » ou « tolérant » qui prétend imposer le monde nouveau comme une délivrance de l’ancien, mais une herméneutique respectueuse du génie de la race, de la tradition et de l’immémorial. L’impérialité reçoit autant qu’elle donne. Poreuse, elle magnifie dans la forme la plus achevée la substance immanente qu’elle reçoit en héritage.

Quoiqu’elle se fonde sur une vision pessimiste de la succession des âges et de la rotation des castes, la Gnose impériale contient cependant l’immense promesse d’un dépassement des identités. Dépasser l’identité, ce n’est point sombrer dans l’informe mais discerner la forme dans sa limite de beauté par le consentement à d’autres formes. Les philosophies de Plotin, de Porphyre, de Proclus sont des méditations impériales car elles supposent l’interdépendance universelle, qui fonde la loi des analogies et des correspondances. Il faut d’abord comprendre la Gnose impériale comme une délivrance de la logique linéaire.La Gnose impériale opère en mode rayonnant. La centralité, comme dans toute Monarchie sacrée, préfigure les lignes de force. L’Empire est le garant du respect mutuel. L’Empire se veut l’interprétation du génie des peuples que les peuples se doivent. Le centre est l’instant méridien, la conscience extatique de l’ensoleillement intérieur du Logos-Roi ! Rien ne saurait être plus étranger à l’Idée d’Empire que la notion de progrès. Sinistre caricature de la divine Providence, le progrès ne cesse de nous exiler de nous-mêmes par une succession de répudiations, de spoliations, d’offenses et de profanations. Dans l’idéologie et la science progressiste, seul importe l’avenir. Or, l’avenir n’est nulle part, et c’est pourquoi les idéologies du progrès nous conduisent dans la plus atroce soumission à la toute-puissance du nulle part, qui est le néant et la mort. La Gnose impériale, au contraire, prend le parti radical de l’extrême fragilité de l’être, du sens, de l’Instant comme centralité transcendante, pôle immuable et ordonnateur, « moyeu immobile de la roue » pour reprendre la définition que Tchouang-Tseu donne du Tao. Point de fuite en avant mais retour à l’axe de tous les temps et de tous les espaces possibles et imaginables.

\"(JPG)\" Si l’Empereur Julien fut enclin aux philosophies néoplatoniciennes qui supposent le rayonnement de l’Idée dans les hauteurs et les profondeurs de l’âme humaine, il n’est guère étonnant de voir les modernes exclusivement dévoués aux théories déterministes qui expliquent le passé par le présent, et le présent par l’avenir selon une inversion devenue si habituelle que son aberration ne choque plus le sens commun. L’avenir n’est nulle part. Tel est le principe bien connu de l’intoxication publicitaire selon lequel un mensonge indéfiniment répété paraît devoir se substituer à une vérité subtilement défendue. La raison d’être de l’Empire est précisément de nous délivrer de cette entropie de l’insignifiance, de cette destruction du Temps, du nihilisme qui déconsidère le passé au nom d’un présent dont on va nier l’existence au nom d’un pur néant que l’on adore et nomme « l’avenir ».

Quelle est la prémisse fondamentale de la Gnose impériale ? L’idée simple, (mais d’une profondeur vertigineuse si l’on s’y attarde) d’une présence de laquelle naissent en tournoyant de nouvelles possibilités d’existence dont chacune témoignera dans son propre centre de gravité de la même impérieuse présence à elle-même. L’Empire est l’art d’être là, dans la quaternité des hommes, de la terre, du ciel et des dieux, alors que le monde moderne dans son dédain de la tradition, de la mémoire et du passé, et dans sa haine puritaine de la présence, s’applique avec une méthode d’une efficacité redoutable, à faire disparaître l’être et la présence, et à profaner la terre, le ciel, les hommes et les dieux, avec ce génie malin que Villiers de l’Isle-Adam excella à décrire dans ses Contes Cruels. Planifiant la réalité, selon les doctrines déterministes, les modernes n’ont pas tardé, dans la foulée du positivisme du XIXe siècle à tout réduire à des mécanismes. L’imminent clonage des êtres humains, les manipulations génétiques sont l’aboutissement fatal de cette logique.

\"(JPG)\" « Rien n’a de sens, l’homme est une machine ». Ce beau programme nihiliste est en passe de devenir la Norme, modulée par la sacro-sainte Loi du marché. C’est ainsi que le « progrès » voudrait qu’on ne l’arrête point ! Pour sombres que soient les occurrences et pour consciente qu’elle soit du désastre auquel nous livre le nihilisme, la Gnose impériale n’en incline pas pour autant à la désespérance. La machinerie nihiliste mise en place, pour imposante qu’elle paraisse dans ses conséquences, n’intimide que ceux qui lui sont préalablement dévoués.

À celui qui retrouve en soi les sagesses lumineuses de la Gnose impériale, la Norme profane paraît aussi abstraite qu’illusoire. Ces retrouvailles avec la grande lumière intérieure sont une grâce mais elles sont aussi, quelquefois, l’aboutissement d’une alchimie intérieure, telle que peut l’opérer, par exemple, un usage sapientiel de la lecture. Les grands écrits impériaux et néoplatoniciens de la tradition occidentale, agissent sur l’entendement du lecteur à la manière du feu de roue des adeptes de l’art philosophal. Lire Proclus ou Jamblique, c’est réaliser en soi, lorsque la lecture en est assez méditative, une translucidification de l’entendement, une mise-en-abîme de la destinée humaine qui nous délivre du sens même du destin pour atteindre, par l’intervention impérieuse de la verticalité, à une crucifixion de la conscience dans la plénitude. Le feu de roue des alchimistes est la croix tournante, cela même que Raymond Abellio nommera, dans ses audacieuses spéculations, la Structure Absolue.

Sans doute commençons-nous à entrevoir en quoi l’impérialité des poètes qu’évoque Pessoa est loin du colonialisme des modernes. Le colonialisme, il faudrait être de bien mauvaise foi pour ne pas comprendre qu’il fut d’abord une tentative de mondialisation du monde moderne, une destruction minutieusement planifiée du sacré, une volonté concertée d’abolir les hiérarchies traditionnelles partout où elles subsistaient encore quelque peu, dans les chamanismes, les éthiques chevaleresques ou guerrières, les arts de l’ivresse L’Empire est l’art d’être là, dans la quaternité des hommes, de la terre, du ciel et des cieux et de la vision. Tout cela, le colonialisme projeta, et parvint dans une large mesure, à en venir à bout pour imposer un utilitarisme forcené, dissimulé derrière une morale « biblique » édulcorée et une liturgie religieuse réduite à la plus extrême indigence. Là où Pessoa voit dans l’Empire une célébration de toutes les formes de sacré et un enracinement dans les traditions les plus anciennes, jusqu’à préfigurer le réveil des dieux antérieurs, le colonialisme instaura l’arrogance uniformisatrice du médiocre, la soumission du riche patrimoine imaginaire de l’humanité à l’idolâtrie de la technique, qui revient en premier et en dernier lieu à la passivité de l’homme devant la machine qu’il croit gouverner mais dont il dépend de plus en plus et à laquelle il sacrifie à la fois le monde extérieur et le monde intérieur.

\"(JPG)\" L’Empire tel qu’y songea Pessoa, tel que le père Vieira le prophétisa, sera avant tout l’Empire de la rencontre entre le monde intérieur et le monde extérieur. Empire d’après la modernité séparatrice, Empire d’après les Empires et d’après la disparition des Empires, le Sébastianisme de Pessoa, loin d’apparaître Le Sébastianisme de Pessoa, est la recouvance, en nous, de l’approfondissement du mystère de la présence comme une nostalgie ou une utopie est la recouvrance, en nous, de l’approfondissement du mystère de la présence. L’Utopie et la nostalgie entraînent la pensée vers de fausses alternatives et de nouvelles divisions. L’Utopie et la nostalgie nous enjoignent à l’exclusive, à la négation de l’immédiate efflorescence de la beauté du monde, lors que l’idée impériale est d’abord l’illustration de la présence, c’est-à-dire l’épiphanie par excellence du reflet du soleil sur la table des eaux. Si le colonialisme multiplie les effets néfastes de l’exil, exilant les soi-disant « conquérants » et faisant de la terre des colonisés une terre étrangère pour les natifs eux-mêmes, le dessein impérial sera, à l’opposé, de multiplier les raisons d’être là, d’être reliés par de profuses arborescences de signes et de Symboles.

L’homme d’Empire est partout chez lui alors que le colonial ne l’est nulle part, lui qui déracine de force ceux-là qui appartenaient à la terre qu’il s’approprie indûment. Là où l’Empire instaure dans le monde intérieur comme dans le monde extérieur, la quaternité de la terre, du ciel, des hommes et des dieux, le colonialisme moderne chasse les hommes de leur terre, et les dieux de leurs ciels. Et les dieux émigrent, comme des peuples dont la dignité est menacée... L’Empire, tel que l’invente Pessoa dans l’Athanor philosophal de son secret d’or, invoquera la phalange des dieux reniés, bafoués, persécutés jusque dans leurs célestes émigrations, pour qu’ils reviennent. Pessoa - avec ses hétéronymes qui sont autant de figures nécessaires de la multiplicité des états d’être et de conscience dont l’Empire est le Symbole -, écrit l’oraison du Retour de la grande Ode inaugurale du recommencement de l’être, à partir de l’impression la plus fragile, de l’idée révélée à la pointe la plus subtile du style, dans son irréfutable éclat. Tout, pour Fernando Pessoa, recommence dans ce Portugal dont les songeries crépusculaires, la Saudade, et les grandes empreintes de Vasco de Gama, surent garder, sous les feuillages d’ombre violette et noire du sentiment de déréliction, l’imminente pointe du pressentiment extrême du Retour.

Tout doit recommencer là où tout se défait. Tout revient au jour dans le basculement de la nuit prophétique que connaissent ceux qui veillent à Lisbonne jusqu’au point du jour dans l’ivresse des fêtes et des rencontres. La Gnose impériale dont l’œuvre de Pessoa est le corpus majeur, fleurit au point du jour, dans la brume d’une ivresse et d’une mélancolie qui s’attarde encore sur le Fleuve, lorsque tout a déjà changé. L’Apocalypse s’accomplit dans la douceur, dans le silence, à la pointe du jour impérial, apocalypse légère, « venue sur des pattes de colombe » eût dit le Solitaire d’Engadine... Que l’on n’attende point l’Empire dans le fracas ostentatoire des batailles, dans l’outrance machinique, dans le titanisme banal des peuples soulevés. L’Empire, nous prophétise la grande âme du Portugal, par l’entremise de ses poètes, vient sur la barque légère d’un seul Roi, dans l’imperceptible glissement entre la nuit qui s’achève et le jour qui s’annonce. Comment comprendre cela si l’on ne comprend pas que le retour des dieux est le signe de la défaite des Titans ? Les dieux viennent avec l’imperceptible glissement, à la pointe du jour, les dieux viennent avec l’Empire qui est en nous, et en dehors de nous, le sens de la grandeur.

Revenir à la grandeur, c’est quitter l’oppression de la petitesse et la tyrannie, plus terrible encore, de la mesquinerie. Etre fidèle à l’impérialité, c’est voir le monde en grand. Est-ce ingénuité ou savante lucidité ? L’une et l’autre, car dans la juste vision s’accordent les intuitions enfantines et les pertinentes considérations du savant. L’enfant qui discerne la grandeur dans l’infime, qui voit une journée d’été comme une éternité octroyée par les dieux se trompe-t-il ? Le sens de la grandeur n’échappe qu’à ceux qui ne sont ni ingénus, ni savants, qui n’appartiennent plus ni à l’enfance ni à la sagesse. Le génie poétique de Fernando Pessoa nous donne le sens de la grandeur car la grande poésie est toujours enfantine et savante, extrême immédiateté et comble de l’art, c’est-à-dire paradoxe incarné, comme le sont, ici-bas, toutes les choses belles et sacrées. L’Empire pose les êtres et les choses dans l’ampleur. L’espace délivre. L’Empire, et surtout lorsqu’il fait face au Grand Large, nous délivre par l’advenue permanente du Dire des dieux sous les atours de l’écume scintillante. L’âme odysséenne est une âme impériale, elle porte en elle, avec le périple d’Ulysse, le secret de la passation des pouvoirs qui viennent, de vague en vague, depuis la nuit des temps jusqu’à la pointe impériale du Jour.

Comment ne pas être enfermé dans une identité ? Comment ne pas succomber à la démoralisation de la vie quotidienne, comment défier la mesquinerie des intérêts, la dictature des majorités ou des minorités dont l’existence est toute entière réglée par la production et la reproduction ? Comment relever le défi que nous propose le ressouvenir du sens de la grandeur, cette anamnesis platonicienne qui nous bouleverse sur « le Quai antérieur et divin » de l’Ode Maritime ? Comment ne pas oublier, dans l’usure du Temps, que toute vie digne d’être vécue est une Ode maritime, un chant face au Grand-Large ?

La Gnose impériale que Fernando Pessoa instruit à travers ses œuvres répond magistralement à ces questions. Notre identité, ou ce que l’on voudra nous faire prendre pour tel, est un pur mensonge. Elle n’existe que pour que nous nous interdisions à nous-mêmes la vie magnifique qui est la vie naturellement accordée au génie de l’Empire. L’ampleur impériale déjoue les complots de réduction de l’être-là à l’identité. Dans la perspective de la Gnose impériale, le monde intérieur et le monde extérieur sont trop grands pour être réductibles à l’identité et à l’histoire. Par-delà l’identité humaine sont les identités divines et les fastueux enseignements des Métamorphoses. Par-delà l’histoire sont les Symboles et l’histoire finit toujours par obéir aux Symboles. Le mode d’ampleur qui est propre à la logique impériale laisse aux changements d’états dont il est question dans les Épopées et les récits initiatiques, la latitude et la longitude nécessaires aux réalisations les plus intenses. La Structure absolue abellienne sut mettre en évidence la nécessaire implication réciproque de l’ampleur et de l’intensité. Sans intensité, point d’ampleur, et sans ampleur, l’intensité, ne disposant plus des lointaines forces convergentes nécessaires à la culmination, disparaît de la vie extérieure et de la vie intérieure.

La Gnose impériale est la connaissance de l’intensité par l’a mpleur, de la fine pointe par le grand espace. La vastitude est le déploiement de la fine pointe. L’intensité de la seconde Le retour des Dieux est le signe de la défaite des Titans vécue dans l’accomplissement de sa plus grande beauté contient en elle la grandeur impériale qui la rend possible. Rien n’est moins abstrait car la plus grande intensité signe notre présence au monde. L’intensité que l’ampleur impériale nous octroie est le signe de notre réintégration dans l’être. L’instant intense est l’instant de notre plus grande présence au monde, mais cette prescience est impossible sans la vaste présence de l’Empire qui allège notre existence de la dictature du Démos et de la médiocrité, de cette « société du spectacle », pour reprendre l’expression de Guy Debord, qui éloigne toute chose dans une représentation. Comment ne pas voir que les formes les plus modernes du colonialisme apparaissent désormais comme des stratégies d’éloignement du monde dans des représentations de plus en plus dérisoires ?
L’Empire de la présence contre le colonialisme des représentations, dans la présence la plus ardente de notre conscience, c’est aux poètes que nous le devrons - de Virgile à Pessoa ! Sur les rives du Tage, au détour du Livre de l’intranquillité, dans le feu clair et les couleurs héraldiques de la seconde messagère saisie au vol de notre conscience immémoriale d’être, notre méditation impériale nous portera dans la clarté de plus en plus grande du Jour qui vient comme l’ultime et première promesse européenne.

Luc-Olivier d’Algange


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Méditations Impériales
jeudi 26 novembre 2015
par mathis
merci pour ces informations pertinentes

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Méditations Impériales
mardi 17 novembre 2015
par jean
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Méditations Impériales
samedi 19 septembre 2015
par land

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jeudi 26 mars 2015
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Méditations Impériales
mercredi 1er octobre 2014
par luepr41

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