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« L’affaire Vargas », de Fernando Pessoa
mercredi 17 octobre

Il s’agit d’un roman-détective, c’est-à-dire que seule compte la trame policière, le reste n’est pas important et donc pas raconté. L’intrigue se focalise sur le mystère et sa résolution. Monsieur Vargas est retrouvé mort dans une rue du quartier lisboète de Benfica. Il avait dîné chez un ami, devait en retrouver un autre en pleine nuit, mais s’il a bien quitté le domicile du premier, il n’est jamais parvenu jusqu’au deuxième.

Les enquêteurs sont convaincus qu’il s’agit d’un suicide, mais le doute subsiste. Arrive donc à un moment de l’histoire l’Auguste Dupin de Pessoa, qui était un admirateur d’Edgar Allan Poe, en la personne d’Abilio Quaresma. C’est le déchiffreur des nouvelles policières de Fernando Pessoa, qui apparaît pour la première fois dans celle-ci, selon la préface que l’auteur avait rédigée pour présenter son recueil. Quaresma le déchiffreur procède uniquement intellectuellement. Il pose à plat tous les faits, et les recoupe de façon à faire éclater la vérité.
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Lisbonne, haute en couleur
Par Tristan Savin, publié le 08/03/2011 dans l’express.fr
mercredi 9 mars 2011
par AFAFP

Lisbonne, haute en couleur

Andre Engels/Wikimedia Commons Ville du bout de l’Occident, détruite par un tremblement de terre, la capitale portugaise a su renaître et se transformer en cité moderne. Chardonne, Soupault ont aimé ses rues si vivantes et son architecture typique.

Nous voici en "Extrême-Occident", comme aimait l’écrire Philippe Soupault. "Lorsque je ferme mes yeux, le vent doux, la chaleur claire, les odeurs de tilleuls m’apprennent que je suis loin, que ce climat est celui d’un port situé au sud de l’océan Atlantique ; le son des voix qui monte de la rue me permettrait de connaître le degré exact de longitude." (Carte postale, p. 15)

"Pour le voyageur arrivant par la mer, la ville s’élève, même de loin, comme une belle vision de rêve, se découpant nettement contre un ciel bleu vif que le soleil réchauffe de ses ors. Et les dômes, les monuments, les vieux châteaux surplombent la masse des maisons, tels les lointains hérauts de ce délicieux séjour, de cette région bénie des dieux." Voici l’introduction d’un "guide touristique", découvert dans les malles de Fernando Pessoa en 1992. Indissociable de la capitale lusitanienne, le grand poète lisboète en était le "passant intégral, l’introuvable et mélancolique fantôme", selon la belle formule d’Antoine de Gaudemar.

Pessoa appelait Lisbonne "ma maison". Il la quittait pour mieux la retrouver : "Une fois dépassée la tour de Bugio... La tour de Belém et ses créneaux... A mesure que le navire avance, le fleuve devient plus étroit, mais c’est pour bientôt s’élargir de nouveau et former l’un des plus vastes ports naturels du monde... Alors, à main gauche, les myriades de maisons agglutinent leurs vives couleurs sur les collines." Au nombre de sept, ces collines lui apparaissent "comme autant d’observatoires, d’où l’on peut savourer les panoramas magnifiques", une palette de peintre, un nuancier où "s’éparpille l’immense étendue, irrégulière et multicolore, de maisons qui constitue Lisbonne".

Carnet d’adresses Hôtel Avenida Palace rua 1 Dezembro, 123. Un cinq-étoiles au coeur de la ville, naguère fréquenté par Giraudoux et Pessoa.

Jacques Chardonne a raconté l’histoire, pas toujours si colorée, de "cette ville qui fut autrefois la plus riche et la plus parée du continent, puis tout entière supprimée par un tremblement de terre, s’est bientôt relevée de ses cendres, voilà deux siècles, offrant au monde le premier exemple d’une cité moderne, [...] de larges trottoirs ornés d’arabesques, des égouts où un homme pouvait passer à cheval..." (Vivre à Madère, p 47) Dans la cité moderne, Soupault poursuit le fantôme d’une foule : "Voici la gare morte, feu Dom Pedro, la place sans vie. [...] Une longue avenue, si longue qu’on l’appelle simplement "L’Avenue", est un cimetière : il y a tant de statues, tant de fleurs immortelles ! Je m’abandonne à ces rues, qui sont comme les rivières des rêves." (Carte postale, p. 19) Le héros de Joseph Kessel se sent perdu dans un tel rêve : "Il ne se trouvait jamais autant coupé de l’humanité que dans cette foule aimable par nature, énervée par le climat et qui parlait une langue molle et douce, toute en diminutifs." (Les amants du Tage, p. 17)

Pour Evelyn Waugh, "Lisbonne fut une agréable surprise. Il n’existe pas de capitale européenne ayant derrière elle une longue histoire, dont on entende aussi peu parler". (Bagages enregistrés, p. 382) Dans le quartier de Belém, il découvre l’art manuélin, si "fantasque" - pittoresque mélange de gothique flamboyant, de mauresque et de Renaissance, alliés à des motifs inspirés des Indes orientales.

Ce style architectural proprement portugais, nous rappelle Jacques de Lacretelle, "est gai, il est frais, et retient le soleil comme ces azulejos qui courent sur les murs. Avec ses toits vernissés aux coins relevés en pagode, il donne à toutes les demeures l’aspect de lieux de plaisance". (Le Portugal, p. 7) Ainsi, Jacques Chardonne marche "sur les trottoirs incrustés d’ornements bruns, bordés de pâtisseries et encore mouillés sous le ciel bleu". (Vivre à Madère, p. 70) "La rue, à Lisbonne, ce Rossio où circule toute la ville, ressemble à une réunion d’amis", s’enthousiasme Lacretelle.

En 1945, Simone de Beauvoir retrouve sa soeur à Lisbonne. Elle écoute des fados et assiste à une course de taureaux "à la portugaise". De retour dans le Paris de l’Occupation, le Castor rapporte "cinquante kilos de victuailles : des jambons, du chorizo couleur de rouille, des gâteaux de l’Algarve, gluants de sucre et d’oeuf" et, pour son ami Camus, "des chemises bariolées de pêcheurs nazaréens". (Tout connaître du monde, p. 148) Comme si, pour échapper à la grisaille parisienne, il lui fallait se souvenir de la gaieté des rues lisboètes.


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