AccueilAnalyses Adhésion
Dernière mise à jour :
mercredi 15 février 2017






Sur le web
Voyage Portugal
Voyages au Portugal et Séjours au Portugal - Informations pour organiser et réserver votre voyage au Portugal (Week-ends, Séjours, Circuits, Croisières, location voiture ...) - Promotions pour partir pas cher au Portugal
Editions L’Originel
L’Originel
Revue et Maison d’Edition, aventure éditoriale phare de la recherche ésotérique, explore un corpus de références, sorte de "Trésor du Savoir" offrant des dossiers très denses sur les différentes filières littéraires, philosophiques ou ésotériques d’Occident comme d’Orient.
Wikio
Wikio est un portail d’information qui fouille dans les sites de presse et dans les blogs pour trouver l’actualité qui vous intéresse.
Brèves
Fête de Camoens, la fête du Portugal le 10 juin
mardi 10 juin
Statue de Camoes

Origines et jeunesse

La date et le lieu de sa naissance sont incertains, mais on estime qu’il est né aux environs de 1525 à Constância, près de Santarém, d’une famille d’origine galicienne d’abord fixée à Chaves, à Vilar de Nantes (pt), et ensuite à Coimbra, puis Lisbonne.

Son père était Simão Vaz de Camões et sa mère Ana de Sá Macedo. Par son père il serait descendant du troubadour galicien Vasco Pires de Camões, par sa mère, apparenté au navigateur Vasco de Gama.

Entre 1542 et 1545, il vécut à Lisbonne, délaissant les études pour fréquenter la cour de dom João III, où il se fit une renommée de poète. Il passa quelque temps à Coimbra où il dut avoir suivi les humanités, peut-être au monastère de Santa Cruz, où il avait un oncle prêtre, Dom Bénto de Camões. Cependant il n’a été retrouvé aucune trace d’un passage du poète à Coimbra, mais la culture raffinée qui ressort de ses écrits fait de la seule université du Portugal en ce temps-là l’endroit où il est le plus probable qu’il ait étudié.

Lié à la maison du comte de Linhares, dom Francisco de Noronha, et peut-être précepteur de son fils dom António, il le suivit à Ceuta en 1549 où il resta jusqu’en 1551.

Cela arrivait souvent dans la carrière militaire des jeunes, comme le rappelle l’élégie Aquela que de amor descomedido. Dans un combat, une flèche l’éborgna :

(...) Passant la longue mer, qui tant de fois Menace me fut de la vie chère ; Maintenant expérimentant la rare Furie de Mars qui sans attendre Dans les yeux voulut que je visse Et touchât son fruit acerbe, Et dans ce mien écu La peinture se verra de son infection.

De retour à Lisbonne, il ne tarda pas à renouer avec la vie de bohème. On lui prête plusieurs amours, non seulement avec des dames de la cour mais selon la légende, avec l’Infante en personne, Da. Maria, sœur du Roi D. Manuel Ier. Il serait tombé en disgrâce, au point d’être exilé à Constáncia. Il n’existe, cependant, pas le moindre fondement documentaire de cette histoire. Une autre légende lui attribue une vive passion pour une grande dame, la comtesse de Linhares, D. Violante de Andrade, ce qui l’aurait fait exiler à Santarém. Ce qui est certain c’est que le jour du « Corpo de Deus » (Corps de Dieu) de 1552, il blessa au cours d’un combat un certain Gonçalo Borges. Arrêté, il fut libéré par lettre royale de rémission le 7 mars 1553, et s’embarqua pour servir aux Indes dans la flotte de Fernão Álvares Cabral, le 24 du même mois. Orient

Il resta quelque temps à Goa, puis fut exilé en 1556 à Macao, pour avoir censuré le vice-roi dans une satire. Ce serait là, dans une grotte qui porte aujourd’hui son nom, qu’il composa le poème qui l’a immortalisé, Les Lusiades (ou Os Lusíadas), où il chante la gloire des Portugais (en latin lusitani), les exploits et les découvertes de Vasco de Gama. Au bout de cinq ans, rappelé de son exil, assailli par une tempête, il fit naufrage sur les côtes de la Cochinchine en retournant à Goa :

Tu vois, par le Cambodge, le fleuve Mékong, (...) Celui-là recevra, placide et large, Dans ses bras les Chants humides Du triste et misérable naufrage, Échappés des bas fonds tourmentés, De la faim, des grands périls, quand L’injuste commandement sera exécuté, Sur celui dont la lyre sonore Sera plus fameuse que fortunée.

(Chant X, 128 Lusiades’)

Dans ce désastre, sauvant de manière héroïque le manuscrit de son poème déjà bien avancé, sa compagne Dinamene célébrée dans de nombreux poèmes serait morte.

De retour à Goa, avant août 1560, il demanda la protection du Vice-Roi Dom Constantin de Bragance dans un long poème octosyllabique. Emprisonné pour dettes, il adressa une supplique en vers à son nouveau Vice-Roi, Dom Francisco Coutinho, pour sa libération.

En 1568 il retourna au Royaume, et fit escale dans l’île de Mozambique, où, deux ans plus tard, le chroniqueur Diogo do Couto, son ami, le rencontra comme il le racontera dans ses Décades (8ème), ajoutant que le poète était « si pauvre qu’il vivait des amis ». Il travaillait alors à la révision de son poème, et dans la composition du « Parnasse de Luis de Camões », avec poésie, philosophie et autres sciences », œuvre volée et jamais retrouvée.

Diogo do Couto lui paya le reste du voyage jusqu’à Lisbonne, où Camões arriva en 1570.

C’est en 1572 qu’il publia Les Lusiades1.

Il dédia son épopée au jeune roi Sébastien Ier qui lui accorda une petite pension qui lui permettrait de vivre, modestement, et 6 ans plus tard, à Lisbonne il assista au départ de l’armée du Portugal, avec en tête son propre roi Sébastien, pour le Maroc.

Il avait proposé d’être le chantre de cette guerre africaine mais Diogo Bernardes lui fut préféré. Cette expédition fut un désastre connu pour la Bataille des trois rois morts, ou d’Alcacèr Quibir (El Ksar el Quibir). Sébastien y trouva la mort ainsi que la fine fleur de la jeunesse portugaise. Après quoi quelques années plus tard le Portugal allait être rattaché à la couronne espagnole, et allait naître le mythe du retour du roi Sébastien, par une nuit de brume pour rendre au Portugal sa grandeur passée.

C’est ainsi que mourut Luis de Camões, cette même année 1580, peut-être dans une maison de Santana, à Lisbonne, ou bien misérablement dans un Hôpital, c’est selon, et avec lui l’âge d’or du Portugal, que son poème épique avait si bien chanté. Il aurait eu selon Almeida Garrett, ces derniers mots :

« Avec moi meurt le Portugal. »

Source

Appel au Portugal
samedi 5 janvier

Bonjour,

Nous vous remercions d’avoir mis sur votre site notre dernière création « INTERVALLE PERSONA » d’après l’oeuvre de Fernando Pessoa.

La résidence s’est achevée le 29 novembre, et 5 représentations ont eu lieu à Cherbourg dans la salle Vox de la scène nationale le Trident.

Nous aimerions emmener notre spectacle au Portugal, en sur-titrage,
et ne connaissant pas spécialement les lieux qui seraient susceptibles de nous accueillir,

Peut-être sauriez-vous nous aiguiller, nous guider dans nos recherches ?

Dans tous les cas, je vous souhaite de toute l’équipe Elan Bleu une très bonne année 2008.

Frédérique Braconnier
C.LʼE.B.[A.R.T.S] Compagnie LʼElan Bleu 61 rue de Lʼabbaye 50100 CHERBOURG OCTEVILLE Tél/Fax : 02.33.04.48.14

CULTURE
Fernando Pessoa ou la référence absolue des lettres portugaises
Philippe Despeysses (www.lepetitjournal.com/lisbonne.html)
mercredi 30 mars 2011
par AFAFP

Fernando Pessoa (dont le nom signifie "personne") a pourtant renouvelé la poésie portugaise et plus encore en utilisant "l’astuce" des hétéronymes ("qui n’ont pas le même nom"), se cachant derrière eux ; ils sont Alvaro de Campos , Alberto Caeiro ou Ricardo Reis sans oublier son demi-hétéronyme Bernardo Soares et plus de 60 à 70 autres auteurs inventés ; il a aussi été un génie complexe et précurseur, pratiquement inconnu à sa mort ; en 1980 des feuillets retrouvés presque par hasard au fond d’une malle vont donner jour au Livre de l’Intranquilité et à tant d’autres publications (on a parlé de 25 à 30.000 documents ainsi retrouvés) ; à signaler que le Livre de l’Intranquilité est un chef d’œuvre de la littérature mondiale fait d’aphorismes, de réflexions, un livre absolument inclassable ; toutefois aujourd’hui ce qui ne manque pas de surprendre est la toujours très grande modernité de la poésie de F.Pessoa ; citons quelques unes de ses publications comme Poèmes Esotériques, Message , Le Marin sans oublier les Œuvres Poétiques d’Alvaro de Campos et les Poèmes Païens de Ricardo Reis (qui peuvent être une clé pour accéder au discours philosophique de Fernando Pessoa).

La casa Fernando Pessoa
Poète du désenchantement du monde, Fernando Pessoa avait ses "lieux" dans Lisbonne où il déménagea 27 fois, il aimait faire des haltes dans certains cafés désormais célèbres comme A Brasileira ou au Martinho da Arcada et trouva enfin une maison où il vécut les 15 dernières années de sa vie , aujourd’hui la Casa Fernando Pessoa au 16-18 Rua Coelho da Rocha à Campo de Ourique, qui œuvre à promouvoir le travail réalisé par F.P ; à ce titre, elle est l’organisatrice des congrès qui lui sont consacrés et en particulier celui de novembre 2010 que nous allons aborder dans cet article.

Théâtre expérimental
Au préalable une précision pour les Français, francophones ou amateurs de la langue française : Fernando Pessoa rencontre déjà depuis au moins 30 ans en France un certain succès grâce au théâtre expérimental dont les "expériences" avec les textes de F.P sont reprises aujourd’hui par certaines grandes troupes de théâtre françaises et grâce à certains éditeurs comme Christian Bourgois et les Editions de la Différence qui dès les années 80 publièrent en français une partie de l’œuvre de Pessoa.

Les "avancées" concernant Fernando Pessoa à l’occasion du 2ème congrès international F.Pessoa de Lisbonne (novembre 2010). "Je me suis multiplié pour me sentir exister/ Ah, pouvoir être tout le monde et tous les lieux du monde" (Alvaro de Campos)...Voilà les propos d’un hétéronyme de F.P qui peuvent être le fil conducteur de ce congrès.

TOUT D’ABORD ...
...Fernando Pessoa et la chanson brésilienne ( thème abordé en conférence inaugurale par José Miguel Wisnik)

ENSUITE... ...Sensationnisme et Néo paganisme chez Fernando Pessoa ( par Steffen Dix)

POUR FINIR... ...Fernando Pessoa et les proverbes portugais (par Patricio Ferrari)

Lire pages suivantes...

Congrès Fernando Pessoa 2010
Ce congrès de très haut niveau a laissé malgré tout, aux dires de nombreux participants non portugais ou non lusophones une étrange impression ; Fernando Pessoa chez lui au Portugal est mythifié, trop peut-être, attention on ne touche au mythe !...Et pourtant à quand une "véritable" biographie sur FP, iconoclaste s’il le faut, sur sa vie privée, intime, afin de mieux comprendre l’homme et donc certains autres ressorts qui peuvent donner d’autres éclairages sur son œuvre ? Voltaire ne disait-il pas que seul son valet de chambre pouvait vraiment prétendre le connaître, manière de nous faite comprendre que le nœud intime de chacun explique souvent tant de choses dans les grandes œuvres de la littérature, de la poésie ou de la philosophie ; ceci a déjà été fait par exemple pour Nietzsche, Kafka, Rilke, Joyce, Freud, Tolstoï...A quand le tour de Fernando Pessoa ? Vivement donc le prochain congrès PESSOA à Lisbonne pour en savoir encore plus !

Visite de la Casa Fernando Pessoa
Dans l’attente, une visite de la Casa Fernando Pessoa où vécut FP de 1920 à 1935 s’impose ; elle est située Rua Coelho da Rocha 16-18 à Campo de Ourique à Lisbonne, à 2 pas du jardin d’Estrela ; elle est ouverte du lundi au samedi inclus de 10 h à 18 h avec des animations, expositions et performances culturelles chaque semaine ainsi qu’une librairie remarquable consacrée à la poésie portugaise et étrangère, possibilité de visites guidées,...et même une petite cour intérieure avec un bassin où navigue une famille de tortues ! En savoir plus : www.casafernandopessoa.cm-lisboa.pt Tel : (351)213 91 32 70

Philippe Despeysses (www.lepetitjournal.com/lisbonne.html) lundi 28 mars 2011 ( phildesp@hotmail.fr Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. ) (Photos casa Fernando Pessoa : M.J. Sobral)


Répondre à cet article
Dans la rubrique :
  1. La Grande Ame Portugaise
    28 octobre 2005

  2. F. PESSOA ou l’inconnu ubiquitaire
    4 avril 2009

  3. Ode Maritime de Fernando Pessoa, mise en scène Claude Régy
    11 juillet 2009

  4. Ode maritime : Régy monte Pessoa
    26 juillet 2009

  5. Le chien d’Ulysse, blog littéraire de Salim Bachi
    14 octobre 2009

  6. Bureau de Tabac
    14 octobre 2009

  7. "Mots et sang des femmes" d’Ariane François-Demeester, enfin réédité.
    17 février 2010

  8. Métaphysiciens
    17 février 2010

  9. Anarchisme - Anarquismo
    10 mars 2010

  10. Une lecture de L’intranquillité
    11 avril 2010

  11. Notes sur Bernardo Soares partenaire de Pessoa
    13 avril 2010

  12. Fernando Pessoa - « être cohérent est une maladie », 1915
    15 avril 2010

  13. "Casa Pessoa", maison où Fernando Pessoa vécut les quinze dernières années de sa vie. 16, Rua Coelho da Rocha, Campo de Ourique (Lisbonne, Portugal)
    14 juin 2010

  14. Bibliothèque de l’émotion
    26 septembre 2010

  15. Fernando Pessoa - Chronique de la vie qui passe
    28 septembre 2010

  16. Fernando Pessoa, Le Gardeur de troupeaux.
    12 octobre 2010

  17. Critique de film : Requiem, de Alain Tanner
    9 novembre 2010

  18. Fernando Pessoa remastérisé... ( 5ème partie )
    3 janvier 2011

  19. A Lisbonne, sur les traces de Fernando Pessoa
    5 février 2011

  20. De combien de vies sommes-nous capables ?
    30 mars 2011

  21. Fernando Pessoa ou la référence absolue des lettres portugaises
    30 mars 2011

  22. Le livre de l’intranquillité peut être considéré comme le livre d’une vie
    7 novembre 2011

  23. Le sommeil au théâtre est une attitude critique
    5 mars 2012

  24. « L’appel du large », ou le théâtre sensible d’Etienne Van der Belen
    2 avril 2012

  25. Fernando Pessoa en personnes
    4 décembre 2012

  26. Concours « Miroirs de Fernando Pessoa »
    8 janvier 2013

  27. Sur le Quai / Ode Maritime de Fernando Pessoa
    12 février 2013

  28. Croisements de lecture : « Le Livre de l’Intranquillité » de Fernando Pessoa & « Des arbres à abattre » de Thomas Bernhard
    22 juillet 2013

  29. Jean-Michel Ribes et les auteurs "à la marge"
    12 octobre 2013

  30. Le Portugal en mouvement 40 ans après sa révolution
    27 avril 2014

  31. Pessoa, le théâtre des hétéronymes
    14 juillet 2014

  32. La vie amoureuse de Fernando Pessoa
    10 mars 2015

  33. Le meilleur des portugais n’est pas Ronaldo.
    11 juillet 2016

  34. le blog profencampagne
    11 juillet 2016

  35. Une Ode maritime enivrante
    14 novembre 2016