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Brèves
« L’affaire Vargas », de Fernando Pessoa
mercredi 17 octobre

Il s’agit d’un roman-détective, c’est-à-dire que seule compte la trame policière, le reste n’est pas important et donc pas raconté. L’intrigue se focalise sur le mystère et sa résolution. Monsieur Vargas est retrouvé mort dans une rue du quartier lisboète de Benfica. Il avait dîné chez un ami, devait en retrouver un autre en pleine nuit, mais s’il a bien quitté le domicile du premier, il n’est jamais parvenu jusqu’au deuxième.

Les enquêteurs sont convaincus qu’il s’agit d’un suicide, mais le doute subsiste. Arrive donc à un moment de l’histoire l’Auguste Dupin de Pessoa, qui était un admirateur d’Edgar Allan Poe, en la personne d’Abilio Quaresma. C’est le déchiffreur des nouvelles policières de Fernando Pessoa, qui apparaît pour la première fois dans celle-ci, selon la préface que l’auteur avait rédigée pour présenter son recueil. Quaresma le déchiffreur procède uniquement intellectuellement. Il pose à plat tous les faits, et les recoupe de façon à faire éclater la vérité.
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Meilleurs voeux 2014
Pour mieux connaître Fernando Pessoa
Rappel bibliographique
mardi 31 décembre 2013
par AFAFP
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Fernando Pessoa

Fernando Pessoa est né a Lisbonne en 1888. Son père est employé à la secrétairerie d’État et critique musical, il meurt 1893 de la tuberculose. Sa mère se remarie avec le Consul du Portugal à Durban. En Fernando Pessoa s’embarque avec sa famille pour l’Afrique du Sud, il commence à apprendre l’anglais. Il est l’un des meilleurs élève de la Durban High School, puis fréquente l’université du Cap et commence à écrire en anglais. Il écrira des poèmes dans cette langue jusqu’en 1921.

« Après son retour définitif d’Afrique du Sud en 1905, à l’âge de 17 ans, Pessoa n’a plus jamais voyagé. Il n’a pratiquement plus quitté Lisbonne ; et l’on peut même dire qu’il a passé tout le reste de sa vie, c’est-à-dire trente ans, dans un espace assez restreint pour qu’on puisse le parcourir à pied. Entre la place São Carlos, où il est né, et l’hôpital Saint-Louis des Français, où il est mort, il y a à peine un kilomètre. Entre la ville basse (la Baixa), où il travaillait, et le Campo de Ourique, où il a résidé de 1920 à sa mort, il y a environ trois kilomètres. Dans cette bande étroite de tissu urbain, le long du fleuve, il n’a guère cessé de déambuler, du château São Jorge et de la place du Figuier, à l’est, au port d’Alcantara, à l’ouest. Les deux lieux à mon sens les plus chargés de poésie, les plus magiques, sont ceux où l’on peut encore aujourd’hui le retrouver dans les cafés qu’il fréquentait ; la place du Commerce, appelée autrefois Terreiro de Paço (esplanade du Palais), où la ville s’ouvre sur le Tage, et où la table du poète, au café Martinho da Arcada, est restée telle quelle ; et le Chiado, à la jointure entre la ville basse et le quartier haut, le Bairro Alto ; là, à la terrasse de la Brasileira, le café qu’il aimait, la statue du poète, grandeur nature, est aujourd’hui assise, pour l’éternité, et n’importe quel consommateur peut s’attabler avec lui pour ce pèlerinage qui ne ressemble à aucun autre. » (Bobert Bréchon, extrait de Paysage de Fernando Pessoa, L’Archipel)

Grâce à l’héritage de sa grand-mère, il ouvre en 1907 un atelier de typographie qui sera vite un désastre financier. L’année suivante, il entre au journal Comércio en tant que « correspondant étranger » et travaille comme traducteur indépendant pour différentes entreprises d’import-export, ce qui sera jusqu’à sa mort sa principale source de revenu. En 1915, il crée la revue Orpheu qui marque sa véritable position dans le monde littéraire. Sa liberté de ton choque aussi bien la critique que le public. La revue ne comptera que deux numéros. En 1917, il publie Ultimatum, inspiré du Manifeste futuriste de l’italien Marinetti. En 1921, Fernando Pessoa lance avec quelques amis la maison d’édition librairie Olisipo qui publiera quelque uns de ses poèmes en anglais. À partir de 1922, il collabore assidûment à la revue littéraire Contemporânea, puis à la revue Athena qu’il a contribué à fonder en 1924...

De 1920 à sa mort en 1925, il recueille sa mère veuve et invalide, rentrée au Portugal. À partir de 1925, il vit avec sa sœur Henriqueta et son beau-frère le colonel Caetano Dias. Fernando Pessoa a, pendant quelques années, une histoire d’amour avec une certaine Ophélia à laquelle il ne donnera pas de suite.

« Pendant trente ans, de son adolescence à sa mort, il ne quitte pas sa ville de Lisbonne, où il mène l’existence obscure d’un employé de bureau. Mais le 8 mars 1914, le poète de vingt-cinq ans, introverti, idéaliste, anxieux, voit surgir en lui son double antithétique, le maître "païen" Alberto Caeiro, suivi de deux disciples : Ricardo Reis, stoïcien épicurien, et Álvaro de Campos, qui se dit "sensationniste". Un modeste gratte-papier, Bernardo Soares, dans une prose somptueuse, tient le journal de son "intranquillité", tandis que Fernando Pessoa lui-même, utilisant le portugais ou l’anglais, explore toutes sortes d’autres voies, de l’érotisme à l’ésotérisme, du lyrique critique au nationalisme mystique. Pessoa, incompris de son vivant, entassait ses manuscrits dans une malle où l’on n’a pas cessé de puiser, depuis sa mort en 1935, les fragments d’une œuvre informe, inachevée, mais d’une incomparable beauté. » (Christian Bourgois)

« Alberto Caeiro à peine né, je m’employai aussitôt (...) à lui trouver des disciples. J’arrachai Ricardo Reis, encore latent, à son faux paganisme. Je lui trouvais un nom et l’ajustai à lui-même, car à ce moment je le voyais déjà. Et voici que soudain, par une dérivation complètement opposée à celle dont était né Ricardo reis, apparut impétueusement un nouvel individu. D’un seul trait, à la machine à écrire, sans pause ni rature, jaillit l’Ode triomphale d’Alvaro de Campos - l’ode avec son titre et l’homme avec le nom qu’il porte. » (Fernando Pessoa)

En 1934, Fernando Pessoa remporte le prix Antero de Quental pour Message, sorte d’épopée d’un patriotisme universaliste (son unique livre publié de son vivant). L’année suivante, il refuse d’assister à la cérémonie de remise des prix Antero de Quental, présidée par Salazar. En octobre 1935, en guise de protestation contre la censure, il décide de ne plus rien publier au Portugal. Il meurt le 2 décembre, pauvre et méconnu du grand public .

En 1968, seulement, on commence l’inventaire de la malle où il entreposait ses écrits. On découvre plus de 27 000 manuscrits signés par soixante-douze auteurs différents. Par le jeu de ses hétéronymes, mystérieux doubles littéraires, Pessoa entendait être toute la littérature portugaise à lui seul.

« Pessoa, comme d’ailleurs Frantz Kafka, souffre à posteriori d’une réputation d’homme solitaire et triste, voué aux tourments métaphysiques d’une existance placée sous le signe du désespoir. C’est trop vite confondre l’homme et l’œuvre, même si le désir de disparaître la plupart du temps derrière les travestis de ses personnages (Pessoa étant devenu l’un d’eux) est évident. Il fréquente un cercle d’amis dans les cafés, publie des billets et des articulets dans les journaux et les revues lisboètes, se mêle d’édition et rêve d’être le chef de file d’un mouvement d’avant-garde, l’intersectionnisme. » (extrait d’un article de Gérard-Georges Lemaire, Le Magazine littéraire, mars 2000) Parmi ses amis les plus proches : les écrivains Mário de Sá Carneiro, José de Almada-Neigreiros, Luís de Montalvor...

Finalement reconnu comme l’un des grands écrivains portugais, il repose depuis 1985 au fameux monastère des Hiéronymites, sur les bords du Tage, auprès des cénotaphes de Vasco de Gama et de Camões.

Il est traduit un peu partout dans le monde, son œuvre est sujet de nombreuses thèses universitaires. En France, les éditions La Différence et Christian Bourgois ont entamé la publication de ses œuvres complètes, interrompue à la suite des changements de législation dus à la « Directive européenne relative à la durée de protection des œuvres littéraires et artistiques ». Ces publications reprendront en 2005 quand son œuvre sera tombée définitivement dans le domaine public.

« Il y a dix ans, deux éditeurs français entreprenaient chacun une édition des œuvres de Pessoa. La première, due à Eduardo Prado Coelho et Robert Bréchon, compte neuf volumes (Bourgois, 1988-1992). Selon un plan didactique, elle donne aux lecteurs français une vision, certes partielle et partiale, mais cohérente de Pessoa. La seconde, plus ambitieuse, dirigée par Joaquim Vital, se voulait exhaustive et visait au plus grand respect possible de la volonté du poète. Trois volumes parurent sur les vingt prévus (La Différence, 1988-1989). « La Pléiade », actuellement en chantier sous la direction de Patrick Quillier, apportera, n’en doutons pas, sa propre solution. Sans nuire, l’abondance des biens ne favorise pas la clarté. » (extrait d’un article de Patrick Kéchichian, Le Monde, 4 Juillet 1998)

Sur la Toile

Association Française des Amis de Fernando Pessoa 26, rue censier - 75005 Paris Le site de l’Association des amis de Pessoa (fr.)

Pessoa, sa vie, son œuvre par Inês Oseki, la République des lettres

Fernando Pessoa par Michel Polac : " Il y a une fêlure en lui " Interrogé sur la littérature portugaise, Michel Polac, avec la franchise qu’on lui connaît, nous livre au débotté ses impressions de lecteur et toute son admiration pour Fernando Pessoa.

Fernando Pessoa et ses hétéronymes (par Alain Bosquet, Le Magazine littéraire n° 147, avril 1979)

Sa-Carneiro Pessoa : les exigences de l’amitié (par Urbano Tavares Rodrigues, Le Magazine littéraire n° 291, septembre 1991)

La maison Pessoa : un espace culturel de la Mairie de Lisbonne créé en hommage au poète et conçu comme Maison de la poésie. Elle est située Rua da Rocha, 16, dans le quartier de Campo de Ourique dans l’immeuble occupé par Fernando Pessoa en 1935 au premier étage.

La défense de Pessoa par Bernard Flouret

Bibliographie complète (port.)

L’Université Fernando Pessoa propose notamment une biographie du poète (port.)

Un site très complet sur Pessoa (port.)

Figures de l’ambiguïté dans la poésie de F. Pessoa, N. Parra et J.L. Borges. Thèse de doctorat de Maria Oddó, Département de littérature comparée, Faculté des arts et des sciences, Université de Montréal, 1998

Source Bibliomonde


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