AccueilPoésie Adhésion
Dernière mise à jour :
mercredi 17 mai 2017






Sur le web
Voyage Portugal
Voyages au Portugal et Séjours au Portugal - Informations pour organiser et réserver votre voyage au Portugal (Week-ends, Séjours, Circuits, Croisières, location voiture ...) - Promotions pour partir pas cher au Portugal
Editions L’Originel
L’Originel
Revue et Maison d’Edition, aventure éditoriale phare de la recherche ésotérique, explore un corpus de références, sorte de "Trésor du Savoir" offrant des dossiers très denses sur les différentes filières littéraires, philosophiques ou ésotériques d’Occident comme d’Orient.
Wikio
Wikio est un portail d’information qui fouille dans les sites de presse et dans les blogs pour trouver l’actualité qui vous intéresse.
Brèves
Villes-Mondes : Lisbonne, 30 octobre 2011 à 14h
vendredi 28 octobre

France Culture

J’ai toujours eu un lien très fort avec Lisbonne. Enfant, j’y étais allé avec ma mère. Elle était portugaise, elle est morte lorsque j’avais 5 ans. Il y a quelques années, j’ai voulu m’installer un an dans cette ville. Finalement, je ne l’ai jamais quittée. J’y habite depuis 4 ans. C’est pour moi la ville de l’enfance, des fantômes et des deuils. Aujourd’hui, c’est la ville où je me sens le mieux. Pour la première fois, je me sens chez moi.

Vivre à Lisbonne, c’est ressentir la saudade, un sentiment de douce mélancolie typiquement portugais. Car si la ville se tourne résolument vers l’avenir et la modernité, elle demeure néanmoins figée dans un temps révolu, dont on capture les traces au détour des rues. Toute l’histoire portugaise nous apparaît ainsi, celle du temps des grandes découvertes, de la chape de plomb de près de quarante ans de dictature, du faste des temps coloniaux, des libertés acquises et de la movida artistique issues de la révolution des œillets de 1974.

L’entrée du Portugal dans la communauté européenne a offert à sa capitale une période faste et heureuse. Mais aujourd’hui, un temps de crise freine ce dynamisme. La plupart des grands projets d’urbanisme de la ville sont interrompus. La première mesure gouvernementale de restriction budgétaire a été de fermer le Ministère de la culture, pour le remplacer par un simple secrétariat d’Etat.

Malgré ces sombres perspectives, la ville et ses artistes gardent leur énergie intacte. J’ai demande à 9 artistes de partager avec nous, leur rapport intime à la ville. Ils sont internationalement reconnus ou de la jeune génération. Ils sont : comédien, metteur en scène, chorégraphe, plasticien, chanteur, photographe, styliste, cinéaste, écrivain et nous traversons avec eux les lieux emblématiques de la « Ville Blanche ».

A la manière de Fernando Pessoa dans son livre-balade « Lisbonne », ils nous entraînent dans leur ville, et nous guident vers leurs endroits favoris. A travers leurs voix, nous découvrons les mutations de la ville et les évolutions de sa scène artistique.

Par Pierre Primetens

Chargée de réalisation : Anna Szmuc

Technicien : Philippe Carminati

Avec :

Catarina Wallenstein, actrice >>> sa filmographie

Jorge Silva Melo,réalisateur >>> site de sa compagnie

Vera Mantero,chorégraphe >>>son travail

Miguel Palma,artiste plasticien >>> son site

Paulo Furtado (The Legendary Tigerman),chanteur >>> son site

Jorge Molder, photographe >>> son site

João Branco et Luis Sanchez de Storytailors,stylistes >>> le site de Storytailors

Joao Pedro Rodrigues, cinéaste >>> sa biographie

Lien : http://www.franceculture.fr/emission-villes-mondes-villes-mondes-lisbonne-2011-10-30.html

sur le web : villes-mondes
Sur le web
Il était une fois l’imaginaire de Paule Doyon

-  La poésie est le chant des désirs et la musique de l’être
-   Biographie rêvée...
Next (F9) vous propose des portraits de personnalités
Portrait de Patrick Quillier, amoureux de Fernando Pessoa
par Patrick Lowie
jeudi 21 janvier 2016
par AFAFP

Portrait de Patrick Quillier par Patrick Lowie

Next (F9) vous propose des portraits de personnalités connues ou inconnues, des poètes ou des vendeurs de boutons, des gauchos ou des gauchers. L’important est de rêver.

Comme l’écrivait Fernando Pessoa, la seule réalité pour moi, ce sont mes sensations.

Était-ce dans un oasis près de Guelmim, chez Priscillia dans la médina, dans une grande demeure froide, lors de l’embaumement ou au 16 de la Rua Coelho da Rocha ?

Je ne sais plus vraiment quand Patrick Quillier m’a convié à cette cérémonie d’un autre monde, bien étrange, mélange de candomblé et de cuite sévère à la ginjinha. Était-ce en 1935, en 1999 ou en 2016 ? Pardon, j’oubliais presque de vous présenter : Patrick Quillier est poète, né à Toulouse, essayiste et traducteur en langue française, fin connaisseur, amoureux de Fernando Pessoa, monument de la littérature portugaise et universelle, mais pas seulement, il a aussi traduit António Osório et Eugénio de Andrade.

Autant vous dire qu’on ne se rencontre pas pour des queues de cerise. Il me refile sous le manteau un exemplaire original de la très moderniste revue Orfeu et il chante presque quelques vers de ces poètes géniaux qui semblent sortir de son chapeau vissé, coloré et qui doit bien nous cacher quelque chose. Il y a une fête bruyante, et il me glisse à l’oreille une histoire abracadabrante de mariage, de meurtre qu’il serait obligé de commettre, de son sosie, le célèbre David Stéfan, de cette trop jolie fille à épouser, demoiselle Claire D’Obscur, du docteur Ferenczi, grand spécialiste de chiropraxie, bref la sensation d’être dans un Cluedo ou dans un épisode d’Hercule Poirot, sauf que je fais appel à l’inspecteur Reda tout en sachant pertinemment qu’il ne viendra jamais ou bien trop tard pour protéger la scène de ce crime à venir. Ici on ne tue personne, on fête la vie ! Et moi je suis la terre, la déchirée, l’humble, la fertile... auraient-ils pu tous chanter en chœur. J’étais dans de sales draps et sur le point de téléphoner au New York Times pour qu’ils publient la nécrologie de l’inspecteur Reda mais Patrick Quillier me confirma que tout ceci n’était qu’un cauchemar de ce siècle de terreur.

Le cerisier triomphait en plein milieu du salon ésotérique et offrait ses belles petites cerises toutes rouges surtout aux beaux messieurs mais aussi aux jolies dames d’une cérémonie où la transgression soufflait dans les merveilleux orifices du murmure ... où on aime dans l’urgence incessante du temps. Les branches du cerisier n’étaient plus très solides et l’imbécile bourré, le docteur Ferenczi, qui se prenait pour le sosie de Fernando Pessoa s’est agrippé à l’arbre comme on s’agrippe à la vie ou à l’eau-de-vie. La branche n’a évidemment pas résisté au poids de l’énormité. Il est donc réellement mort mais c’était un accident.

Et Patrick Quillier, accompagné d’une bouche dans le vide qui soufflait des noyaux dans une flûte de pan, chanta quelques vers, les invités frappèrent sur leurs ventres gonflés à chaud comme la peau des percussions, même les animaux domestiques n’étaient plus des enfants de chœur et Patrick Quillier chanta Ohhhhh Ohhhh Ohhhh Tu réponds aux araignées comme on désire une rivière (mais, ai-je bien entendu ?).

Source Le Mague


Répondre à cet article
Dans la rubrique :
  1. Le Chemin du Serpent
    21 novembre 2005

  2. Poèmes Païens
    24 novembre 2005

  3. Saudade
    6 décembre 2005

  4. Biographie rêvée...
    5 décembre 2006

  5. Les chimères d’Elsa
    30 avril 2009

  6. Cavaleiro Monge, poème de Fernando Pessoa
    13 mai 2009

  7. Pessoa en personne, seul sur scène
    5 juin 2009

  8. “Le gardeur de troupeaux” de Fernando Pessoa
    11 juin 2009

  9. Fernando PESSOA et le banquier anarchiste
    6 juillet 2009

  10. Fernando Pessoa - Autopsychographie (1931)
    26 juillet 2009

  11. Fernando Pessoa - Ajournement (Adiamento, 1928)
    9 octobre 2009

  12. Pessoa le Berger
    17 octobre 2009

  13. Colloque international “Le Futurisme et les Avant-gardes au Portugal et au Brésil”
    23 octobre 2009

  14. Vis ta vie. Ne sois pas vécu par elle.
    20 décembre 2009

  15. Fernando Pessoa - Suis ta destinée (Segue o teu Destino, 1916)
    17 février 2010

  16. Fernando António Nogueira Pessoa
    17 février 2010

  17. Poésies de Fernando Pessoa
    18 février 2010

  18. Fernando Pessoa @ NY (en)cantado por Ana Moura
    10 mars 2010

  19. Bright moments, autour de Pessoa
    11 avril 2010

  20. Fernando Pessoa - Tu parles de civilisation (Falas de civilização)
    11 avril 2010

  21. Fernando Pessoa : une existence hors du temps
    11 avril 2010

  22. Horizons lointains Lisbonne sur Arte nuit du 3 au 4 mai 2010
    4 mai 2010

  23. Illusion de la pensée : Fernando Pessoa
    24 mai 2010

  24. Fernando Pessoa - Autopsychographie
    28 juin 2010

  25. Il y a du sublime...
    11 juillet 2010

  26. L’art nous délivre
    28 juillet 2010

  27. Le gardeur de troupeaux
    29 juillet 2010

  28. Pessoa by Pessoa
    9 août 2010

  29. Le Pèlerin
    18 septembre 2010

  30. Chacun a son propre alcool
    12 octobre 2010

  31. Fernando Pessoa - Toujours je me réveille
    19 octobre 2010

  32. Ode triomphale
    3 décembre 2010

  33. Main tenant
    8 décembre 2010

  34. Les mille visages, Fernando Pessoa
    15 février 2011

  35. Révolte-moi, mon amour
    29 mai 2011

  36. Il n’est juste qu’à la vie, Fernando Pessoa
    25 juillet 2011

  37. Lisbonne du Tage aux sept collines
    10 octobre 2011

  38. FJ Ossang, Fernando Pessoa et Dom Sebastiao
    18 février 2012

  39. L’âme Portugaise : Fado et Saudade
    8 avril 2012

  40. Si je meurs jeune, sans pouvoir publier un seul livre
    18 juillet 2012

  41. Charles Juliet & Fernando Pessoa
    3 septembre 2012

  42. Un poème d’Alberto Caeiro, ou Fernando Pessoa (Portugal)
    24 mai 2014

  43. Je(ux) de Fernando Pessoa, illustré par Ghislaine Herbéra
    3 octobre 2014

  44. Si tu veux te tuer... de Alvaro de Campos
    5 novembre 2014

  45. Carnets de Poésie : Fernando Pessoa
    3 avril 2015

  46. Portrait de Patrick Quillier, amoureux de Fernando Pessoa
    21 janvier 2016

  47. Lire : février à la Tartinerie avec les éditions Chandeigne
    9 février 2016

  48. Lisboa m’a pris par la main
    11 mars 2016