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samedi 28 avril 2018





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Brèves
Nouvelle traduction du Livre de L’intranquillité - Vernando Pessoa
samedi 20 janvier
Les deux éditions des oeuvres de Fernando Pessoa vont donc cohabiter (la dernière du Livre de l’intranquillité date de 2011), nous confirme la maison Christian Bourgois. L’idée de(s) Livre(s) de l’inquiétude est née après la découverte de textes inédits de l’auteur à la Bibliothèque nationale de Lisbonne. En savoir plus
Livre(s) de l’inquiétude - Fernando PESSOA, à paraître le 18 janvier 2018
samedi 6 janvier
C’est à Teresa Rita Lopes, spécialiste reconnue de Pessoa, et professeur des universités, que l’on doit le nouveau texte du magnum opus de Pessoa, composé à partir de trois auteurs parfaitement différenciés, menant chacun leur propre vie. Aux côtés des fragments de Vicente Guedes et de Bernardo Soares s’alignent désormais ceux du baron de Teive, conformément au souhait de Pessoa lui-même : peu avant sa mort, il les avait inclus dans le dossier (qui se trouve à la Bibliothèque nationale de Lisbonne) où il réunissait le matériel destiné au livre de sa vie. Le lecteur accompagne, sans les confondre, les trois monologues, et en imagine l’interaction non sans étendre le dialogue à Fernando Pessoa lui-même. On doit considérer que chacune des trois voix - ces « lunes jumelles » de la planète Pessoa selon Teresa Rita Lopes - a sa musique propre, qui les différencie et les caractérise : la « prose » et le style recherché chez Guedes, la retenue, voire l’austère pudeur chez Teive, les divagations ironiques chez Bernardo Soares.
Le livre d’intranquillité, mis en scène par Michel Van der Aa, en mars 2016
mardi 22 décembre

Video Un acteur, un orchestre, un film et la musique précise et entraînante de Michel van der Aa pour faire vivre ce fragment grandiose de Pessoa.

Avec Fernando Pessoa, Michel Van der Aa, Eric Challier, Orchestre des pays de Savoie Théâtre de la Renaissance, Oullins (69) Les 3 et 4 MARS 2016 Jeudi et vendredi à 20h. Réserver 04 72 39 74 91 Théâtre musical LE LIVRE DE L’INTRANQUILLITE

D’après Fernando Pessoa

Un acteur, un orchestre et un film pour faire vivre ce fragment grandiose de Pessoa, sans oublier la musique précise et entraînante de Michel van der Aa.

Œuvre posthume de Fernando Pessoa publiée pour la première fois en 1982, Le Livre de l’intranquillité est considéré comme le chef-d’œuvre de son auteur. Il prend ici l’identité de Bernardo Soarès, aide-comptable à Lisbonne et nous livre son autobiographie sans vie véritable, longue plongée dans les pensées et rêveries raffinées du personnage.

Pessoa invente dans ce livre absolument unique, d’une qualité littéraire époustouflante, une sorte de stoïcisme plaintif, une lutte pour une sagesse sensitive particulièrement originale. Nous sommes entraînés, au fil de centaines de fragments, dans un flot de spleen, une eau de tristesse poétique enivrante.

Dans cette adaptation, Michel van der Aa, compositeur, librettiste, cinéaste et producteur, parvient à une intégration exemplaire de la musique et du texte, du théâtre et de la vidéo. Comme dans ses œuvres précédentes, en particulier son opéra After Life, l’imagerie scénique est renforcée par la musique et vice versa.

Sur scène, des écrans circulaires entourent l’acteur et font apparaître les personnages. Comme par magie, tout devient cohérent. Cinq cercles en mouvement, qui ne sont pas sans rappeler la mécanique céleste, évoquent les multiples univers de Soarès et nous donnent le sentiment d’en savoir beaucoup plus sur l’auteur et la subtilité de ses alter égo. distribution

D’après Le livre de l’intranquillité, de Fernando Pessoa

Conception, livret, musique, mise en scène et réalisation Michel van der Aa

Avec Eric Challier comédien / Orchestre des Pays de Savoie, Nicolas Chalvin, direction A l’image : Ana Moura, João Reis

Spectacle présenté en co-accueil avec la Biennale Musiques en Scène

Coproduction Grame / Biennale Musiques en Scène et Orchestre des Pays de Savoie. Coréalisation Grame et Théâtre de la Renaissance. Avec le soutien de la Spedidam et de la Sacem. Dans le cadre de la Biennale Musiques en Scène 2016.

Soudain, de Fernando Pessoa et Gilles Olen, Théâtre Espace 44 Lyon (69), décembre 2015
samedi 12 septembre

Soudain de Fernando Pessoa, Gilles Olen, mis en scène par Victor Auzet, Anne Laure Pommier.

Théâtre contemporain Qui n’a jamais imaginé tout quitter pour s’enfuir dans un espace restreint où l’espace serait enfin disponible ?

De Fernando Pessoa, Gilles Olen

Avec Gilles Olen, Céline Arnaud, Sandra Hazard, Florence Muller, Anne Laure Pommier, Carlos Gil, Bruno Riner Théâtre Espace 44, Lyon (69)

Du 09/12/2015 au 13/12/2015

Théâtre Espace 44 : 44 rue Burdeau 69001 Lyon - Tel. 04 78 39 79 71 - contact@espace44.com Mercredi et jeudi à 19h30, vendredi et samedi à 20h30, dimanche à 16h

Lettres à Fernando Pessoa STAND G55 dimanche 22 mars au Salon du Livre Paris
samedi 21 mars

dimanche 22 mars 16:00 - 18:00 STAND G55

Auteur(s) : Jorge SEDAS NUNES Exposant : IMPECCABLES (EDITIONS) Public(s) : Grand Public Pays : Portugal

En savoir plus sur http://www.salondulivreparis.com/Programme/Moteurs-de-recherche/Zoom-Event,Lettres-a-Fernando-Pessoa.htm#oWBfzO92EXQYQHoI.99

http://www.salondulivreparis.com/Programme/Moteurs-de-recherche/Zoom-Event,Lettres-a-Fernando-Pessoa.htm

Fête de Camoens, la fête du Portugal le 10 juin
mardi 10 juin
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Statue de Camoes

Origines et jeunesse

La date et le lieu de sa naissance sont incertains, mais on estime qu’il est né aux environs de 1525 à Constância, près de Santarém, d’une famille d’origine galicienne d’abord fixée à Chaves, à Vilar de Nantes (pt), et ensuite à Coimbra, puis Lisbonne.

Son père était Simão Vaz de Camões et sa mère Ana de Sá Macedo. Par son père il serait descendant du troubadour galicien Vasco Pires de Camões, par sa mère, apparenté au navigateur Vasco de Gama.

Entre 1542 et 1545, il vécut à Lisbonne, délaissant les études pour fréquenter la cour de dom João III, où il se fit une renommée de poète. Il passa quelque temps à Coimbra où il dut avoir suivi les humanités, peut-être au monastère de Santa Cruz, où il avait un oncle prêtre, Dom Bénto de Camões. Cependant il n’a été retrouvé aucune trace d’un passage du poète à Coimbra, mais la culture raffinée qui ressort de ses écrits fait de la seule université du Portugal en ce temps-là l’endroit où il est le plus probable qu’il ait étudié.

Lié à la maison du comte de Linhares, dom Francisco de Noronha, et peut-être précepteur de son fils dom António, il le suivit à Ceuta en 1549 où il resta jusqu’en 1551.

Cela arrivait souvent dans la carrière militaire des jeunes, comme le rappelle l’élégie Aquela que de amor descomedido. Dans un combat, une flèche l’éborgna :

(...) Passant la longue mer, qui tant de fois Menace me fut de la vie chère ; Maintenant expérimentant la rare Furie de Mars qui sans attendre Dans les yeux voulut que je visse Et touchât son fruit acerbe, Et dans ce mien écu La peinture se verra de son infection.

De retour à Lisbonne, il ne tarda pas à renouer avec la vie de bohème. On lui prête plusieurs amours, non seulement avec des dames de la cour mais selon la légende, avec l’Infante en personne, Da. Maria, sœur du Roi D. Manuel Ier. Il serait tombé en disgrâce, au point d’être exilé à Constáncia. Il n’existe, cependant, pas le moindre fondement documentaire de cette histoire. Une autre légende lui attribue une vive passion pour une grande dame, la comtesse de Linhares, D. Violante de Andrade, ce qui l’aurait fait exiler à Santarém. Ce qui est certain c’est que le jour du « Corpo de Deus » (Corps de Dieu) de 1552, il blessa au cours d’un combat un certain Gonçalo Borges. Arrêté, il fut libéré par lettre royale de rémission le 7 mars 1553, et s’embarqua pour servir aux Indes dans la flotte de Fernão Álvares Cabral, le 24 du même mois. Orient

Il resta quelque temps à Goa, puis fut exilé en 1556 à Macao, pour avoir censuré le vice-roi dans une satire. Ce serait là, dans une grotte qui porte aujourd’hui son nom, qu’il composa le poème qui l’a immortalisé, Les Lusiades (ou Os Lusíadas), où il chante la gloire des Portugais (en latin lusitani), les exploits et les découvertes de Vasco de Gama. Au bout de cinq ans, rappelé de son exil, assailli par une tempête, il fit naufrage sur les côtes de la Cochinchine en retournant à Goa :

Tu vois, par le Cambodge, le fleuve Mékong, (...) Celui-là recevra, placide et large, Dans ses bras les Chants humides Du triste et misérable naufrage, Échappés des bas fonds tourmentés, De la faim, des grands périls, quand L’injuste commandement sera exécuté, Sur celui dont la lyre sonore Sera plus fameuse que fortunée.

(Chant X, 128 Lusiades’)

Dans ce désastre, sauvant de manière héroïque le manuscrit de son poème déjà bien avancé, sa compagne Dinamene célébrée dans de nombreux poèmes serait morte.

De retour à Goa, avant août 1560, il demanda la protection du Vice-Roi Dom Constantin de Bragance dans un long poème octosyllabique. Emprisonné pour dettes, il adressa une supplique en vers à son nouveau Vice-Roi, Dom Francisco Coutinho, pour sa libération.

En 1568 il retourna au Royaume, et fit escale dans l’île de Mozambique, où, deux ans plus tard, le chroniqueur Diogo do Couto, son ami, le rencontra comme il le racontera dans ses Décades (8ème), ajoutant que le poète était « si pauvre qu’il vivait des amis ». Il travaillait alors à la révision de son poème, et dans la composition du « Parnasse de Luis de Camões », avec poésie, philosophie et autres sciences », œuvre volée et jamais retrouvée.

Diogo do Couto lui paya le reste du voyage jusqu’à Lisbonne, où Camões arriva en 1570.

C’est en 1572 qu’il publia Les Lusiades1.

Il dédia son épopée au jeune roi Sébastien Ier qui lui accorda une petite pension qui lui permettrait de vivre, modestement, et 6 ans plus tard, à Lisbonne il assista au départ de l’armée du Portugal, avec en tête son propre roi Sébastien, pour le Maroc.

Il avait proposé d’être le chantre de cette guerre africaine mais Diogo Bernardes lui fut préféré. Cette expédition fut un désastre connu pour la Bataille des trois rois morts, ou d’Alcacèr Quibir (El Ksar el Quibir). Sébastien y trouva la mort ainsi que la fine fleur de la jeunesse portugaise. Après quoi quelques années plus tard le Portugal allait être rattaché à la couronne espagnole, et allait naître le mythe du retour du roi Sébastien, par une nuit de brume pour rendre au Portugal sa grandeur passée.

C’est ainsi que mourut Luis de Camões, cette même année 1580, peut-être dans une maison de Santana, à Lisbonne, ou bien misérablement dans un Hôpital, c’est selon, et avec lui l’âge d’or du Portugal, que son poème épique avait si bien chanté. Il aurait eu selon Almeida Garrett, ces derniers mots :

« Avec moi meurt le Portugal. »

Source


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