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mardi 10 juin
Statue de Camoes

Origines et jeunesse

La date et le lieu de sa naissance sont incertains, mais on estime qu’il est né aux environs de 1525 à Constância, près de Santarém, d’une famille d’origine galicienne d’abord fixée à Chaves, à Vilar de Nantes (pt), et ensuite à Coimbra, puis Lisbonne.

Son père était Simão Vaz de Camões et sa mère Ana de Sá Macedo. Par son père il serait descendant du troubadour galicien Vasco Pires de Camões, par sa mère, apparenté au navigateur Vasco de Gama.

Entre 1542 et 1545, il vécut à Lisbonne, délaissant les études pour fréquenter la cour de dom João III, où il se fit une renommée de poète. Il passa quelque temps à Coimbra où il dut avoir suivi les humanités, peut-être au monastère de Santa Cruz, où il avait un oncle prêtre, Dom Bénto de Camões. Cependant il n’a été retrouvé aucune trace d’un passage du poète à Coimbra, mais la culture raffinée qui ressort de ses écrits fait de la seule université du Portugal en ce temps-là l’endroit où il est le plus probable qu’il ait étudié.

Lié à la maison du comte de Linhares, dom Francisco de Noronha, et peut-être précepteur de son fils dom António, il le suivit à Ceuta en 1549 où il resta jusqu’en 1551.

Cela arrivait souvent dans la carrière militaire des jeunes, comme le rappelle l’élégie Aquela que de amor descomedido. Dans un combat, une flèche l’éborgna :

(...) Passant la longue mer, qui tant de fois Menace me fut de la vie chère ; Maintenant expérimentant la rare Furie de Mars qui sans attendre Dans les yeux voulut que je visse Et touchât son fruit acerbe, Et dans ce mien écu La peinture se verra de son infection.

De retour à Lisbonne, il ne tarda pas à renouer avec la vie de bohème. On lui prête plusieurs amours, non seulement avec des dames de la cour mais selon la légende, avec l’Infante en personne, Da. Maria, sœur du Roi D. Manuel Ier. Il serait tombé en disgrâce, au point d’être exilé à Constáncia. Il n’existe, cependant, pas le moindre fondement documentaire de cette histoire. Une autre légende lui attribue une vive passion pour une grande dame, la comtesse de Linhares, D. Violante de Andrade, ce qui l’aurait fait exiler à Santarém. Ce qui est certain c’est que le jour du « Corpo de Deus » (Corps de Dieu) de 1552, il blessa au cours d’un combat un certain Gonçalo Borges. Arrêté, il fut libéré par lettre royale de rémission le 7 mars 1553, et s’embarqua pour servir aux Indes dans la flotte de Fernão Álvares Cabral, le 24 du même mois. Orient

Il resta quelque temps à Goa, puis fut exilé en 1556 à Macao, pour avoir censuré le vice-roi dans une satire. Ce serait là, dans une grotte qui porte aujourd’hui son nom, qu’il composa le poème qui l’a immortalisé, Les Lusiades (ou Os Lusíadas), où il chante la gloire des Portugais (en latin lusitani), les exploits et les découvertes de Vasco de Gama. Au bout de cinq ans, rappelé de son exil, assailli par une tempête, il fit naufrage sur les côtes de la Cochinchine en retournant à Goa :

Tu vois, par le Cambodge, le fleuve Mékong, (...) Celui-là recevra, placide et large, Dans ses bras les Chants humides Du triste et misérable naufrage, Échappés des bas fonds tourmentés, De la faim, des grands périls, quand L’injuste commandement sera exécuté, Sur celui dont la lyre sonore Sera plus fameuse que fortunée.

(Chant X, 128 Lusiades’)

Dans ce désastre, sauvant de manière héroïque le manuscrit de son poème déjà bien avancé, sa compagne Dinamene célébrée dans de nombreux poèmes serait morte.

De retour à Goa, avant août 1560, il demanda la protection du Vice-Roi Dom Constantin de Bragance dans un long poème octosyllabique. Emprisonné pour dettes, il adressa une supplique en vers à son nouveau Vice-Roi, Dom Francisco Coutinho, pour sa libération.

En 1568 il retourna au Royaume, et fit escale dans l’île de Mozambique, où, deux ans plus tard, le chroniqueur Diogo do Couto, son ami, le rencontra comme il le racontera dans ses Décades (8ème), ajoutant que le poète était « si pauvre qu’il vivait des amis ». Il travaillait alors à la révision de son poème, et dans la composition du « Parnasse de Luis de Camões », avec poésie, philosophie et autres sciences », œuvre volée et jamais retrouvée.

Diogo do Couto lui paya le reste du voyage jusqu’à Lisbonne, où Camões arriva en 1570.

C’est en 1572 qu’il publia Les Lusiades1.

Il dédia son épopée au jeune roi Sébastien Ier qui lui accorda une petite pension qui lui permettrait de vivre, modestement, et 6 ans plus tard, à Lisbonne il assista au départ de l’armée du Portugal, avec en tête son propre roi Sébastien, pour le Maroc.

Il avait proposé d’être le chantre de cette guerre africaine mais Diogo Bernardes lui fut préféré. Cette expédition fut un désastre connu pour la Bataille des trois rois morts, ou d’Alcacèr Quibir (El Ksar el Quibir). Sébastien y trouva la mort ainsi que la fine fleur de la jeunesse portugaise. Après quoi quelques années plus tard le Portugal allait être rattaché à la couronne espagnole, et allait naître le mythe du retour du roi Sébastien, par une nuit de brume pour rendre au Portugal sa grandeur passée.

C’est ainsi que mourut Luis de Camões, cette même année 1580, peut-être dans une maison de Santana, à Lisbonne, ou bien misérablement dans un Hôpital, c’est selon, et avec lui l’âge d’or du Portugal, que son poème épique avait si bien chanté. Il aurait eu selon Almeida Garrett, ces derniers mots :

« Avec moi meurt le Portugal. »

Source

Appel au Portugal
samedi 5 janvier

Bonjour,

Nous vous remercions d’avoir mis sur votre site notre dernière création « INTERVALLE PERSONA » d’après l’oeuvre de Fernando Pessoa.

La résidence s’est achevée le 29 novembre, et 5 représentations ont eu lieu à Cherbourg dans la salle Vox de la scène nationale le Trident.

Nous aimerions emmener notre spectacle au Portugal, en sur-titrage,
et ne connaissant pas spécialement les lieux qui seraient susceptibles de nous accueillir,

Peut-être sauriez-vous nous aiguiller, nous guider dans nos recherches ?

Dans tous les cas, je vous souhaite de toute l’équipe Elan Bleu une très bonne année 2008.

Frédérique Braconnier
C.LʼE.B.[A.R.T.S] Compagnie LʼElan Bleu 61 rue de Lʼabbaye 50100 CHERBOURG OCTEVILLE Tél/Fax : 02.33.04.48.14

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samedi 5 février 2011
par AFAFP
Les incontournables de Pessoa
A Lisbonne, sur les traces de Fernando Pessoa
Week-end découverte

Besoin d’un petit alibi culturel pour un week-end découverte ? La capitale du Portugal propose de sillonner Lisbonne sur les traces de Fernando Pessoa, figure majeure de la littérature portugaise du XXème siècle. Son oeuvre est fortement influencée par la ville de Lisbonne qui l’a vu naître en 1888 et s’éteindre en 1935.

A Lisbonne, sur les traces de Fernando Pessoa La plupart des lieux lisboètes que fréquenta Pessoa existent encore : vieux tramways, pavements blancs, cafés, librairies, restaurants... Au coeur du Chiado : la Basilique Nossa Senhora dos Mártires (Rua Serpa Pinto 10a) qu’apercevait le poète portugais depuis les fenêtres de sa demeure de Largo São Carlos (au n°4). L’édifice religieux, à l’origine situé sur la colline São Francisco, a été ravagé par le tremblement de terre qui a frappé Lisbonne en 1755. Il a été reconstruit dans le Chiado entre 1769 et 1783. Pour marcher sur les traces de l’écrivain portugais, rendez-vous Rua dos Douradores et Place da Figueira, dont l’architecture de style pombalin n’était pas forcément du goût de Pessoa qui estimait clairement qu’« Il y tant de choses plus intéressantes que ce lieu logique et plébéien ». C’est en se promenant dans le Chiado que l’on peut s’imaginer l’effervescence politique, littéraire et artistique de Lisbonne, dont Pessoa a été l’un des témoins et même l’un des acteurs et artisans. A Brasileira do Chiado (Rua Garrett, 120), le café emblématique de Lisbonne que Pessoa avait l’habitude de fréquenter. Vous pourrez y savourer le café à la lisboète ou bica. La statue en bronze du poète - oeuvre de Lagoa Henriques - semble encore attendre qu’on lui serve un café torréfié maison en terrasse... C’est ici que se réunissaient monarchistes et républicains, opposants au régime du général António de Oliveira Salazar.

Les incontournables de Pessoa A Lisbonne, sur les traces de Fernando Pessoa Visite incontournable que celle de la Casa Fernando Pessoa (Rua Coelho da Rocha, 16) : la dernière demeure habitée par Pessoa de 1920 à 1935 a été convertie en musée. Une manière d’approcher l’intimité du poète défunt. La bibliothèque personnelle du poète disparu subsiste. Sa chambre fait quant à elle l’objet de mises en scènes de la part d’artistes contemporains. Jusqu’au 30/04, au 3ème étage, vous pourrez admirer les peintures de José David, baptisée « Todos os rostos ».

Restaurez-vous dans la Baixa, sur l’une des tables du Café-restaurante Martinho da Arcada (Praça do Comércio, 3) est le plus vieux café de la ville encore en activité. On pourra s’installer à côté de la table sur laquelle Pessoa écrivit la plupart de ses oeuvres, entre deux verres d’absinthe.

A Lisbonne, sur les traces de Fernando Pessoa L’écrivain et poète, qui a grandi et étudié en Afrique du Sud, est devenu, dans les années 80, un symbole de la modernité littéraire. OEuvres majeures : Pessoa publiera peu de son vivant à l’exception de Mensagem (Message) ; Le Banquier anarchiste ; Le Livre de l’Intranquillité ; OEuvres poétiques complètes. L’essentiel de son oeuvre est publiée chez Christian Bourgois.

Pour tout savoir de la destination Portugal : Office de Tourisme du Portugal

Source



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