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lundi 30 août 2010





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Brèves
Appel au Portugal
samedi 5 janvier

Bonjour,

Nous vous remercions d’avoir mis sur votre site notre dernière création « INTERVALLE PERSONA » d’après l’oeuvre de Fernando Pessoa.

La résidence s’est achevée le 29 novembre, et 5 représentations ont eu lieu à Cherbourg dans la salle Vox de la scène nationale le Trident.

Nous aimerions emmener notre spectacle au Portugal, en sur-titrage,
et ne connaissant pas spécialement les lieux qui seraient susceptibles de nous accueillir,

Peut-être sauriez-vous nous aiguiller, nous guider dans nos recherches ?

Dans tous les cas, je vous souhaite de toute l’équipe Elan Bleu une très bonne année 2008.

Frédérique Braconnier
C.LʼE.B.[A.R.T.S] Compagnie LʼElan Bleu 61 rue de Lʼabbaye 50100 CHERBOURG OCTEVILLE Tél/Fax : 02.33.04.48.14

Articles publiés dans cette rubrique
jeudi 15 avril 2010
par AFAFP
La vie des Blogs
Fernando Pessoa - « être cohérent est une maladie », 1915

S’il est un fait étrange et inexplicable, c’est bien qu’une créature douée d’intelligence et de sensibilité reste toujours assise sur la même opinion, toujours cohérente avec elle-même. Tout se transforme continuellement, dans notre corps aussi et par conséquent dans notre cerveau. Alors, comment, sinon pour cause de maladie, tomber et retomber dans cette anomalie de vouloir penser aujourd’hui la même chose qu’hier, alors que non seulement le cerveau d’aujourd’hui n’est déjà plus celui d’hier mais que même le jour d’aujourd’hui n’est pas celui d’hier ? Être cohérent est une maladie, un atavisme peut-être ; cela remonte à des ancêtres animaux, à un stade de leur évolution où cette disgrâce était naturelle.

Un être doté de nerfs moderne, d’une intelligence sans œillères, d’une sensibilité en éveil, a le devoir cérébral de changer d’opinion et de certitude plusieurs fois par jour.

L’homme discipliné et cultivé fait de son intelligence les miroirs du milieu ambiant transitoire ; il est républicain le matin, monarchiste au crépuscule ; athée sous un soleil éclatant et catholique transmontain à certaines heures d’ombre et de silence ; et ne jurant que par Mallarmé à ces moments de la tombée de la nuit sur la ville où éclosent les lumières, il doit sentir que tout le symbolisme est une invention de fou quand, solitaire devant la mer, il ne sait plus que l’Odyssée. Des convictions profondes, seuls en ont les êtres superficiels. Ceux qui ne font pas attention aux choses, ne les voient guère que pour ne pas s’y cogner, ceux-là sont toujours du même avis, ils sont tout d’une pièce et cohérents. Ils sont du bois dont se servent la politique et la religion, c’est pourquoi ils brûlent si mal devant la Vérité et la Vie.

Quand nous éveillerons-nous à la juste notion que politique, religion et vie en société ne sont que des degrés inférieurs et plébéiens de l’esthétique - l’esthétique de ceux qui ne sont pas capables d’en avoir une ? Ce n’est que lorsqu’une humanité libérée des préjugés de la sincérité et de la cohérence aura habitué ses sensations à vivre indépendantes, qu’on pourra atteindre, dans la vie, un semblant de beauté, d’élégance et de sincérité. *** Fernando Pessoa, Chronique de la vie qui passe, 1915

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mardi 13 avril 2010
par AFAFP
La vie des Blogs lundi 12 avril 2010
Notes sur Bernardo Soares partenaire de Pessoa
Paulo Siqueria (auteur)

Un hétéronyme-partenaire de Pessoa : Bernardo Soares Paulo Siqueira Le Blog

Le poète portugais Fernando Pessoa a créé non seulement des poésies mais aussi des poètes, chacun avec un nom propre (hétéronyme), un style, une philosophie, et même une biographie différente. Une seule de ses créatures, Bernardo Soares, écrivait en prose des textes fragmentaires depuis la jeunesse de l’auteur Pessoa jusqu’à sa mort. Ces textes n’ont été colligés pour une publication que cinquante ans après la mort de Pessoa sous la forme d’un livre dont l’auteur a annoncé la publication toute sa vie sans jamais la réaliser. C’est le livre aujourd’hui célèbre dans le monde entier "Livro do desassosego" (traduit en français sous le titre "Le livre de l’intranquillité").

Quelle place et quelle fonction Bernardo Soares a-t-il occupé comme symptôme-partenaire et nom propre pour Pessoa ? C’est la question à laquelle nous allons essayer de répondre.



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dimanche 11 avril 2010
par AFAFP
Frnando Pessoa
Une lecture de L’intranquillité

Mon nom est "Personne"

Déjà, j’avais essayé de lire James Joyce, son Ulysse. Un monument, nous disent les critiques. Ce fut peine perdue et j’arrêtai aux environs de la page quinze, subitement contraint à remettre en question ma faculté de compréhension... et d’appréciation.

Ulysse a beau être un livre culte, je préfère demeurer inculte. Je réessayerai dans vingt ans.

Fernando Pessoa, c’est autre chose. J’ai lu la moitié de son livre fort énigmatique (pour moi) « Le livre de l’intranquillité ». J’ai peut-être saisi la moitié de cette moitié.



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mercredi 10 mars 2010
par AFAFP
La vie des blogs
Anarchisme - Anarquismo
par Schabrières

Fernando Pessoa - Anarchisme (Anarquismo)

La nuit et le chaos font partie de moi. Je remonte au silence des étoiles. Je suis l’effet d’une cause du temps de l’univers et qui peut-être l’excède. Pour me trouver, je dois me chercher parmi les fleurs, les oiseaux, les champs et les villes, dans les actes, les mots et les pensées des hommes, dans la lumière du soleil et les ruines oubliées des mondes aujourd’hui disparus.

Plus je grandis, moins je suis. Plus je me trouve, plus je me perds. Plus je m’éprouve, plus je vois que je suis fleur et oiseau et étoile et univers. Plus je me définis, moins j’ai de limites. Je déborde tout. Dans le fond je suis le même que Dieu.

Ma présence actuelle contient les âges antérieurs à la vie, les temps plus vieux que la terre, les trous de l’espace avant que le monde soit.

Dans la nuit où sont nées les étoiles, j’ai commencé à me consteller d’être. Il n’y a pas un seul atome de la plus lointaine étoile qui ne participe à mon être. Parce que Alfonso Henriques a existé, je suis. Parce que Nun’Alvares a combattu, j’existe. Je serais autre - je ne serais pas, donc- si Vasco de Gama n’avait pas découvert la route des Indes et si Pomba n’avait gouverné. Shakespeare fait partie de moi. Cromwell a travaillé pour moi quand il a construit l’Angleterre. En triomphant de Rome, Henri VIII a fait de moi ce que je suis. Pour moi, Aristote a pensé et Homère chanté. En un sens mystique et profond véritablement [...], le Christ est mort pour moi, Il y a deux mille ans, un mystique indien dont j’ignore s’il a existé a pris part à mon être actuel. A ma présence d’aujourd’hui Confucius a édicté une morale. Le premier homme qui a découvert le feu, celui qui a inventé la roue, celui qui a conçu la flèche -si aujourd’hui je suis moi c’est parce qu’ils ont existé.

***

Fernando Pessoa (1888-1935) - Traduction de Séverine Rosset

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mercredi 17 février 2010
par AFAFP
La vie des Blogs
Métaphysiciens
ENDSEN
ENDSEN : Outre monde / entretien avec Thierry Acot-Mirande par Cendors
"Par métaphysiciens, il faut comprendre un éventail assez large de penseurs et de poètes visionnaires, parmi lesquels : Novalis, William Blake, Jorge Luis Borges, Fernando Pessoa H.P. Lovecraft, C.J. Jung, Wilhelm Reich, Carlos Suarès, ...
ENDSEN - Blog

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mercredi 17 février 2010
par AFAFP
La vie des Blogs
"Mots et sang des femmes" d’Ariane François-Demeester, enfin réédité.
J’ai eu envie de relire l’Ode maritime d’Alvaro de Campos, un des hétéronymes de Fernando Pessoa

Voici une de mes lectures récentes que je n’ai pas hésité à préfacer, à la demande de l’auteure. C’est un recueil de poésie totalement incontournable.

Expliquez-moi pourquoi, ayant relu plusieurs fois le long poème d’Ariane François-Demeester « Mots et sang des femmes », j’ai eu envie de relire l’Ode maritime d’Alvaro de Campos, un des hétéronymes de Fernando Pessoa. Ce que j’ai fait sans plus attendre, d’une traîte, le livre ouvert entre le soleil et mon visage, allongé près de mon pommier.
Dans ces deux textes continus et presque de même longueur, il y a, j’en étais sûr, la même force, la même profusion verbale, la même richesse poétique, dont on sort envoûté, pris aux tripes, secoué, essoufflé, ému jusqu’aux tréfonds de son âme. Deux thèmes cependant totalement différents, deux poètes qui sont aux antipodes l’un de l’autre dans leur création.
Pour bien faire, il faudrait aussi préalablement reprendre la lecture d’un recueil publié par Ariane dix ans plus tôt, « Mots sans propriétaires », afin de mieux comprendre le cheminement de la poétesse vers l’appréhension du langage, vers ce stade d’une évolution où les mots sont à elle, ces mots dont elle a fait un ouvrage couronné (Prix Delaby-Mourmeaux, 1998), « Mots et sang des femmes ».



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mercredi 14 octobre 2009
par AFAFP
La vie des Blogs
Bureau de Tabac
Autour de Pessoa

Blog > BUREAU DE TABAC – Alvaro de Campos [Fernando PESSOA] Edition UNES. Le 30/03/2009 à 09:40Fernando PESSOA

N°277 - Juillet 2007

BUREAU DE TABAC - Alvaro de Campos [Fernando PESSOA] Edition UNES.

C’est sans doute une drôle d’idée et assurément un manque d’humilité de ma part que de vouloir présenter ce poète qu’on ne présente plus, de vouloir parler de lui dont on parle encore, et pour longtemps encore, d’oser commenter une partie de son oeuvre... Eh bien j’ose puisqu’il me fascine toujours, davantage peut-être par ce qu’il a été que par ce qu’il a écrit..

C’est un bien étrange tableau que nous dessine Alavaro de Campos, alias Fernando Pessoa. Il est à la fois tout en nuances et plein de couleurs crues, de coups de pinceaux abrupts. La forme interpelle d’abord. Ce poème est écrit en strophes inégales et sans grande logique, alternativement descriptives (la rue)et introspectives (ses interrogations sur lui-même et sur le monde)en insistant toutefois sur ces dernières, sans beaucoup d’action, avec cependant des remarques de nature philosophique mais aussi inattendues, comme l’allusion au chocolat qu’une improbable petite fille est invitée à manger. L’auteur nous indique qu’il préfère cette friandise à la métaphysique ! Cela laisse une curieuse impression de phrases juxtaposées et parfois contradictoires, comme nées d’une écriture automatique.

Il semble que nous ayons affaire à quelqu’un de désespéré qui s’approche de sa fenêtre avec le sentiment diffus qu’il ne verra pas la fin de la journée. Nous n’avons pas de renseignements précis sur lui ni sur l’étage où se trouve cette ouverture, mais, j’ai l’impression qu’elle est au moins au premier, en ce sens qu’elle semble ouvrir sur un vide attirant. Cette impression suicidaire est corroborée par les idées fugitives qui sont couchées sur le papier, comme s’il était urgent de les exprimer au fur et à mesure qu’elles lui viennent. Tout commence par une sorte d’aphorisme [« Je ne suis rien »] qui évoque un sentiment d’impuissance, tout aussitôt suivi de son contraire[« Je ne peux vouloir être rien »], puis viennent pêle-mêle des remarques sur le monde auquel il appartient et qu’il va sans doute quitter. Il fait allusion à la mort, au destin, au temps qui passe, se dit lucide, perplexe, se déclare « raté » parce que le hasard ne lui a pas été favorable et il remâche ses échecs, que ceux-ci soient de sa faute [« Je jette tout par terre comme j’ai jeté ma vie - J’ai fait de moi ce que je ne pensais pas et ce que je pouvais faire de moi, je ne l’ai pas fait - J’ai enjambé la formation qu’on m’a donnée par la fenêtre de derrière »] ou simplement de celle du hasard [« Le domino que j’ai mis n’était pas le bon », pour aussitôt se demander s’il n’est pas au contraire un génie méconnu[« Génie ? En ce moment, cent mille cerveaux se prennent en rêve, comme moi, pour des génies »], ce qui engendre une interrogation sur lui-même[« Que sais-je ce que je serai, moi qui ne sais qui je suis ? »], une sorte d’auto-suffisance de celui qui a toujours été incompris et qui dénonce le côté dérisoire de cette vie [« Toujours une chose aussi inutile que l’autre, toujours l’impossible en face du réel »]. Il se sent en ce monde « comme en exil », « comme un chien toléré par la direction parce qu’il est inoffensif » avec la mort « qui moisit les murs et blanchit les cheveux des hommes » et dont on ne sait, en cet instant, s’il la souhaite ou s’il la redoute.

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mercredi 14 octobre 2009
par AFAFP
La vie des blogs
Le chien d’Ulysse, blog littéraire de Salim Bachi
Autour de Pessoa

Livre de l’Intranquillité

Le poète et ses hétéronymes créent de son vivant même sa légende poétique et historique - il serait vain ici de séparer l’homme de ses créatures : Pessoa s’inscrit de lui-même dans une trame mythique. Mais revenons à cette situation même du doube exil, à la fois physique et historique, puisqu’il s’agit en somme pour le poète de reconquérir à la fois l’espace de l’enfance et la grandeur perdue du Portugal. Comment donner naissance à ce qui n’est plus pour fonder une esthétique de la modernité ? Comment accepter de se dissoudre, de disparaître dans l’étrangeté d’une situation subie et monotone, pour donner vie à des avatars de papier et d’encre chargés de reconquérir le monde ? J’ai l’impression que cette situation de Fernando Pessoa à Lisbonne, au début du vingtième siècle, est la situation vécue par nombre d’artistes contemporains, eux-aussi ballottés par les accidents de l’histoire, dans l’exercice périlleux de ce double exil, sorte de gymnastique existentielle qui s’avère parfois féconde - il faut du moins l’espérer -, au risque même de la dissolution de l’être.

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dimanche 26 juillet 2009
par AFAFP
theatre-danse.fluctuat.net/blog
Ode maritime : Régy monte Pessoa
Posté par JdF le 17.07.09

Posté par JdF le 17.07.09 à 10:14 | tags : festival, festival d’avignon, théâtre

D’abord l’impression d’arriver dans un hub, une plate-forme aéroportuaire internationale : au milieu d’un de ces no man lands que constituent les abord des villes occidentales, bordée de gazons que l’on s’obstine à arroser au jet et de plans de lavande, se dresse une longue bâtisse high-tech, murs blancs et lisses, verrières, décoration intérieur en teck : tout est beau transparent et isolé du réel... Est-ce un lieu choisi en fonction du spectacle qui est programmé, mystère... toujours est-il qu’il renvoie à l’impression que donne Fernando Pessoa de n’être jamais nulle part et surtout pas là où il est supposé se trouver.

Car le dernier spectacle de Claude Régy est une récitation (ou profération, disons) par Jean-Quentin Châtelain d’Ode maritime, texte où Pessoa, rivé au rivage, fantasme sur les mers, les îles et les lointains littoraux. Comme dans tous les spectacle de Régy, la scène est plongée dans une semi-obscurité, l’acteur sur un ponton d’acier, devant un fond de scène incurvé, est éclairé de manière minimaliste et extrêmement précise : la lumière tantôt le noie dans un halo blanchâtre, tantôt entoure son visage d’un cadre blanc.

Jean-Quentin Châtelain a travaillé sa diction, déjà particulière, pour donner corps au texte, le faire sortir comme un souffle, un râle, un hoquet : il ne parle pas, il inhale, mugit, halète, toute gestuelle lui étant interdite, son corps vit tout entier dans une effarante performance vocale.

Ode maritime de Fernado Pessoa, mise en scène de Claude Régy, avec Jean-Quentin Châtelain, jusqu’au 25 juillet, à 22h, salle Montfavet.

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samedi 11 juillet 2009
par AFAFP
Du 9 au 25 juillet au Festival d’Avignon
Ode Maritime de Fernando Pessoa, mise en scène Claude Régy
Avec : Jean-Quentin Châtelain

Avec Claude Régy, l’imaginaire nous sauve d’un réel souvent éprouvant en nous ouvrant des espaces de rêve et de mystère qui touchent au plus profond de notre nature humaine. Sa rencontre avec Fernando Pessoa, auteur qui ne vécut que par les songes, par divagations successives et démultiplication de lui-même, était sinon inévitable, du moins naturelle. Dans un monde moderne où la réalité est fortement mise en doute par le virtuel, faire entendre le poète portugais dans ce qu’il a de plus violent et de plus délirant revient à plonger dans ce que la création artistique a de plus nécessaire. Dans cette Ode maritime, on se brûle aux limites d’un univers de violence et de cruauté, magnifié par un lyrisme débordant, rageur, extrême. Il n’y a que Pessoa pour évoquer le chaos du monde en agençant les mots d’une façon aussi précise, aussi structurée. Et il n’y a que Claude Régy pour bousculer une nouvelle fois les certitudes d’un théâtre qui pourrait nous rendre plus consommateurs que spectateurs agissants. Ensemble, à ceux qui veulent aller au plus loin dans la liberté des désirs, il propose un exaltant périple imaginaire. Ici, la mer est bien plus qu’une immense étendue d’eau : c’est un appel au voyage, dans la lignée de ceux lancés en leur temps par Samuel Taylor Coleridge ou Walt Whitman. Mais en écoutant les mille vers qui composent Ode maritime, on perçoit que ce n’est pas seulement la mer, présente sans être clairement décrite, qui intéresse Pessoa, mais aussi et surtout le monde des navires, le monde des machines, le monde moderne. En dénonçant au passage les campagnes impérialistes de sa nation et la violence qui en résulta contre les populations colonisées, il fait ici œuvre iconoclaste dans un pays qui vécut et survécut longtemps grâce à ses possessions territoriales lointaines. C’est par la voix unique de Jean-Quentin Chatelain que seront suggérées toutes les nuances de ce texte qui ne refuse ni le lyrisme envoûtant, ni le cri terrifiant, ni même la douceur d’un murmure chuchoté.

Jean-François Perrier

Source

Alexandre Barry (Assistant(e) à la mise en scène) , Philippe Cachia (Création son) , Rémi Godfroy (Lumières) , Sallahdyn Khatir (Scénographe) , Claude Régy (Lumières) Sallahdyn Khatir (Costumes, lumière), texte français de Dominique Touati, revu pour le spectacle par Parcídio Gonçalves et Claude Régy



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samedi 4 avril 2009
par AFAFP
Les échanges cliniques d’Epidaure
F. PESSOA ou l’inconnu ubiquitaire
24-27 juin 2009 au Portugal

Programme
-  Arrivée à l’hôtel (Estoril) en milieu de matinée ou en fin d’après-midi en fonction du vol choisi.
-  Temps libre Séance plénière : Accueil et introduction (1h00) Pr. Charles-Siegfried PERETTI (Paris) « F. PESSOA ou l’inconnu ubiquitaire » Pr. Maurice FERRERI (Paris)
-  Dîner à l’hôtel
-  Nuit à l’hôtel Mercredi 24 juin 2009 Découvrez la magnifique ville de Sintra et ses chefs d’oeuvres architecturaux classés au Patrimoine Mondial de l’Humanité par l’Unesco. Imprégnez-vous de l’ambiance des quartiers populaires de Lisbonne où est né le Fado, et appréciez un dîner spectacle (Fado) dans un décor typique et chaleureux.

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vendredi 28 octobre 2005
par AFAFP
La Grande Ame Portugaise
L’Avril au Portugal s’est passé pour Mr Kayserling en 1930.

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